Conjoncture

Production: 1,924 milliards FCFA pour développer le bambou et le rotin

Le plan de gestion de ces produits non ligneux, d’un coût total de 1,924 milliards FCFA, a été adopté en décembre 2016 pour une durée de 5 ans.

La filière bambou et rotin est au centre de toutes les attentions depuis quelques temps au Cameroun. Plusieurs conventions ont déjà été signées entre le Cameroun, y compris des organisations exerçant dans le pays, et le réseau international pour le bambou et le rotin (Inbar) basé en Chine. La dernière en date, c’est celle signée avec le gouvernement lors de la visite du chef de l’Etat en Chine, faisant de la capitale camerounaise la base régionale de l’Inbar en Afrique centrale. On évoque dans ce sillage le lancement de deux projets sur l’amélioration des chaînes de valeurs du bambou et sur l’usage de cette ressource dans la restauration des sols. Une opportunité d’affaires pour le Cameroun, compte tenu de son potentiel en matière du bambou et du rotin, selon Hans Friederich, directeur général de l’Inbar.

Le potentiel du Cameroun dans la production du bambou et du rotin n’est jusqu’ici bien chiffré, selon les responsables du ministère des Forêts et de la faune (Minfof) en charge des produits forestiers non ligneux. A priori, ces plantes poussent à pertes de vue, à en croire ce dernier. Selon un inventaire du bambou réalisé sur appel d’offres financé par le BIP 2015, il ressort que quatre régions du Cameroun à fort potentiel, notamment le Centre, Littoral, Sud et Sud-ouest (phrase incomplète). Un plan de gestion du bambou de Chine au Cameroun a été élaboré et adopté en décembre 2016. Lequel plan a un coût total de 1,924 milliards FCFA pour une durée de 5 ans. Il est notamment prévu la création des plantations expérimentales avec la collaboration des communes qui en sollicitent. L’ARMP a par ailleurs lancé en février 2017 un appel d’offres en vue de l’élaboration d’un plan de promotion et d’utilisation du bambou de Chine au Cameroun.

Selon les experts, le bambou est une matière première pour la fabrication du matériel nécessaire aux travaux dans des secteurs tels que le génie civil, l’hydraulique, l’élevage. Par exemple les conduites d’eau, les lambris, le bois de charpente, le charbon pour les ménages, etc. Un mémorandum d’entente a été signé entre l’association Forêts et développement rural (Foder) et l’Inbar en mai 2017 en vue de promouvoir la chaîne de valeur de ces produits non ligneux au Cameroun. Il est question de créer des unités de transformation du bambou dans lesquelles on pourra produire du charbon, des lambris pour parquet, tables bancs et des lamelles à assembler pour former des planches. Au niveau mondial, le bambou et le rotin rapportent plus de 11 300 milliards de FCFA avec plus de 200 produits dérivés impliquant divers secteurs. En Chine, ce produit non ligneux qui a aussi une valeur spirituelle permet d’injecter plus de 30milliards de dollars US par an dans le circuit économique. Les activités tournant autour du bambou dans la seule province du Zhejiang pèsent pour près de 70% de toutes les activités économiques, avec des retombées en termes d’emplois et de ressources financières.

La Rédaction EcoMatin

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