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Production de riz : la Banque mondiale reconnait l’échec de la Semry

Elle recommande que les producteurs privés de cette denrée alimentaire soient davantage encouragés et impliqués pour produire suffisamment, au regard des insuffisances de la

La Banque mondiale recommande vivement à l’Etat du Cameroun de transformer le mode de fonctionnement de la Société d’expansion et de modernisation de la riziculture de Yagoua (Semry). Pierre Boulenger, spécialiste principal eau et assainissement à la Banque mondiale, l’a affirmé récemment au cours d’une rencontre entre Elisabeth Huybens, directrice des opérations de cette institution au Cameroun, et les médias. Au centre des débats, les interventions de la BM dans le pays et surtout le projet d’urgence de lutte contre les inondations (Pulci).P


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Pour Pierre  Boulenger, l’un des principaux objectifs de ce projet serait d’accompagner le gouvernement dans le processus d’amélioration de la filière rizicole. Ce qui passerait par une transformation nette du mode d’intervention de la Semry. « Le gouvernement a fait une requête pour étudier la possibilité de l’aider à valoriser les investissements pour nourrir les populations (…) Il faudrait, pour cela, une transformation progressive du mode de fonctionnement de la Semry avec le transfert de responsabilité vers les riziculteurs », propose l’expert.

Il prend pour cela la référence sénégalaise sur laquelle pourrait s’appuyer le Cameroun au regard de ce que la Société nationale d’aménagement et d’exploitation des terres du Delta du fleuve Sénégal et des vallées du fleuve Sénégal et de la Falémé. « Par rapport à ce qu’on a vu et aux réalités locales, on souhaiterait une implication plus forte du forte du secteur privé dans la production du riz », a souligné Pierre Boulenger.


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Depuis les débuts de la Semry, la riziculture dans l’Extrême-Nord est conçue en fonction d’un double objectif. Le premier est d’ordre économique à l’échelle nationale et vise à approvisionner les populations urbaines. Le second vise une amélioration des revenus des paysans de la province. Malheureusement, ces objectifs tardent à être atteints. Selon les données officielles, les productions cumulées de la Semry et des producteurs traditionnels du Nord-ouest et de l’Ouest sont estimées à 180 000 tonnes par an. La demande nationale se situe autour de 500 000 tonnes, ce qui ferait un déficit de production de plus de 300 000 tonnes de riz.

La Rédaction EcoMatin

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