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Cette représentation est un groupement légal obligatoire qui jouit d’une personnalité juridique. Durant son mandat qui court jusqu’à échéance de l’emprunt, soit cinq ans, elle a la charge de défendre les intérêts des obligataires et doit, de ce fait, s’assurer que l’Etat camerounais respecte ses engagements. « Elle a le devoir de vérifier que toutes les dispositions sont prises pour que les souscripteurs soient remboursés à bonne date », a souligné l’inspecteur général du MINFI.
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En rappel, l’Etat camerounais a lancé cet emprunt obligataire en octobre 2018 (voir photo) pour rechercher la somme de 150 milliards de FCFA. Cette enveloppe était prioritairement destinée à l’organisation de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) de football qui devait se jouer au Cameroun en 2019. Près de 70% de ces financements étaient en effet destinés aux travaux finaux du complexe sportif d’Olembe à Yaoundé, de ses stades annexes et ses voies d’accès à hauteur de 36 milliards de FCFA ; du complexe de Japoma à Douala, ses annexes et ses voies d’accès pour 26 milliards FCFA ; du stade de la Réunification, toujours dans la principale ville économique du pays, pour un montant de 8 milliards de FCFA. Des infrastructures du même type devaient recevoir des enveloppes à Bafoussam ou encore à Garoua. Il faut également noter que l’emprunt devait servir à financer des projets dans les domaines énergétiques, technologiques, etc.

