Au Cameroun, la date butoir de déclaration de l'Impôt sur les revenus des personnes physiques (Irpp) initialement prévue pour le 1er décembre 2024 vient d’être prorogé de 7 jours. « Les contribuables n’ayant pas encore déclaré et payé leur impôt sur le revenu des personnes physique , sont ainsi invités à profiter de la journée du lundi 2 décembre 2024 et du délai de relance amiable du 3 au 9 décembre 2024 », écrit le ministre des Finances (Minfi) Louis Paul Motaze.
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Selon le communiqué du membre du gouvernement, cette mesure vise à faire rattraper du temps aux contribuables ayant éprouvé des difficultés à accéder sur la plateforme de déclaration en ligne à cause d’une « surcharge exceptionnelle, due à un afflux simultané de plusieurs dizaines de milliers de connexions ». Il précise par la même occasion que, compte tenu des perturbations observées ces derniers jours sur la plateforme de télé-déclaration, aucune pénalité ne sera infligée aux citoyens dans le délai supra indiqué.
Notons tout de même qu’avant ce rallongement exceptionnel, le gouvernement avait déjà procédé par deux reprises, au report du délai de déclaration de l’Irpp soit respectivement le 30 juin et le 30 septembre. A la Direction générale des Impôts (DGI) , on revendique 10,5 milliards de Fcfa mobilisés à fin octobre soit 42% des 25 milliards de Fcfa visés. C’est dire que la DGI devrait encore mobiliser 14,5 milliards de Fcfa avec une cible de 2,1 millions de Camerounais à faire enregistrer.
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Pour rappel, l'impôt sur l’Irpp n’est pas nouveau puisqu'il figure dans le système fiscal camerounais depuis 1973. Mais il a été réformé par la loi n° 2002/014 avant d'être remis au goût du jour plus de 20 ans en guise de « mesure d’élargissement de l’assiette » face aux contraintes budgétaires de plus en plus importantes. Il implique des personnes bénéficiant des revenus des traitements, salaires du public et du privé, pensions, rentes viagères, et/ou revenus financiers, fonciers et globalement des rémunérations de toute nature (activités agropastorales, etc.), les revenus des capitaux mobiliers.

