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Les premiers recrutements du Grand Dialogue National

Le président de la République instruit le recrutement de 500 traducteurs à compter de janvier 2020. Cette décision pourrait être considérée comme un début de solutions aux problèmes posés par la Commission « Bilinguisme, diversité culturelle et cohésion sociale », coordonnée par Joshua Osih, à ce grand conclave.

Au terme des échanges autour du Grand dialogue national (GDN), la Commission « Bilinguisme, diversité culturelle et cohésion sociale », avait plaidé pour une utilisation équitable de l’anglais et du français au Cameroun. Près de deux mois après la tenue des assises à Yaoundé, le président de la République a instruit le recrutement dans les cinq prochaines années de 500 traducteurs et traducteurs- interprètes dans différentes administrations publiques. Le message a été porté mercredi 20 novembre par Ferdinand Ngoh Ngoh, secrétaire général de la présidence de la République.

En s’adressant à son homologue des services du Premier ministre, le SG-PR écrit : « j’ai l’honneur de vous répercuter les très hautes instructions du chef de l’Etat demandant de procéder à un recrutement spécial de 500 traducteurs et traducteurs-interprètes au cours des cinq prochaines années, à compter de l’exercice 2020 ». Ferdinand Ngoh Ngoh explique que cette décision présidentielle s’inscrit en droite ligne des recommandations issues du grand dialogue national sur la crise dans le Nord-ouest et le Sud-ouest, tenu à Yaoundé du 31 septembre au 4 octobre 2019.

Parlant des résolutions, la Commission « Bilinguisme, diversité culturelle et cohésion sociale », présidée par Joshua Osih avait recommandé que l’apprentissage et l’usage des deux langues débute à la maternelle. Conformément à la Constitution qui stipule dans son article 1, alinéa 3 que « La République du Cameroun adopte l’anglais et le Français comme langues officielles d’égales valeurs ».

Malheureusement, « cet aspect de notre vie nationale n’est pas pris au sérieux par tout le monde, surtout dans le secteur public » avait indiqué Peter Mafany Musonge, président de la Commission nationale pour la promotion du bilinguisme et du multiculturalisme. Il indiquait au terme de deux ans d’exercice qu’en tant que président de cet organe consultatif, « son équipe et lui ont le devoir d’œuvrer pour le renforcement de ce droit linguistique, cher à la consolidation du vivre-ensemble ».

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