Conjoncture

Réduction du train de l’Etat: les ministres et DG interdits de séminaires à l’étranger

Il est question de mettre fin aux dérives constatées dans les dépenses liées à ces missions à l’étranger.

Dans un message porté, le secrétaire général des services du Premier ministre, Séraphin Magloire Fouda, a notifié le 05 avril dernier aux ministres, secrétaires d’Etat et Directeurs généraux de sociétés d’Etat,  qu’à l’avenir, seules les missions statutaires dont l’utilité pour le Cameroun est avérée  seront autorisées. « Par conséquent, les demandes d’autorisation de sortie du territoire, en vue de la participation à des activités telles que les conférences, les séminaires, les colloques ou les remises de prix seront systématiquement rejetées, en particulier lorsque ces déplacements sont supportés par le budget de l’Etat ou celui des organismes concernés », informe Séraphin Magloire Fouda. Qui, dans un message précédent, écrit : « Le constat a été fait de ce que plusieurs membres du gouvernement, directeurs généraux des sociétés d’Etat et hauts fonctionnaires sont régulièrement en mission à l’étranger ». Or, poursuit-il, « il est avéré que ces nombreux déplacements obèrent le budget de l’Etat et compromettent le suivi adéquat des dossiers des administrations concernées ».

Dans une circulaire signée le 23 février 2018, l’ex-Premier ministre, Philemon Yang, notait que les dépenses inhérentes aux missions à l’étranger ont une forte incidence sur le budget des entreprises et des administrations

Dans une circulaire signée le 23 février 2018, l’ex-Premier ministre, Philemon Yang, notait que les dépenses inhérentes aux missions à l’étranger ont une forte incidence sur le budget des entreprises et des administrations. Et que, « certaines de ces missions s’effectuent sans autorisation préalable des autorités de tutelle ». Or, « leur plus-value pour l’entreprise ou l’établissement concerné (e) n’est pas toujours établie ». Il disait alors avoir attiré l’attention du président de la République de manière récurrente sur plusieurs dérives. L’ex-PM avait, dans le même texte, décidé que, les présidents de conseils d’administration, les directeurs généraux et directeurs généraux adjoints des entreprises et établissements publics, allaient désormais voyager en classe affaires dans les avions. Ces hauts responsables devaient donc renoncer à leur habituelle première classe. Ainsi, leurs demandes d’autorisation de sortie devaient être soumises à l’approbation préalable. Pour les entités dépendant de la présidence de la République, elles devaient transmises par les PCA, au ministre, Secrétaire général de la présidence de la République.

Enfin, pour les autres entreprises, indiquait l’ex-PM, les demandes de sortie doivent être transmises par les PCA au ministre de tutelle technique. Tout cela en vue de leur présentation à l’approbation préalable du Premier ministre. La circulaire exigeait par ailleurs à tous, de choisir l’itinéraire le plus direct et le moins coûteux. Cette mesure gouvernementale s’inscrivait dans le prolongement de la réduction du train de vie de l’État.

La Rédaction EcoMatin

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