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Régulation: la Cobac veut assainir le secteur des EMF

La Commission bancaire de l’Afrique centrale (Cobac) annonce l’organisation, le 26 juin à Yaoundé, d’un séminaire de diffusion du nouveau dispositif réglementaire relatif aux conditions d’exercice et de contrôle de l’activité des établissements de microfinance (EMF) dans la zone Cemac. Selon la Cobac, l’opportunité de cette activité est liée au fait que le nouveau dispositif réglementaire introduit des changements majeurs. Il s’agit notamment de la suppression des EMF indépendants de la 1ère catégorie. Ladite catégorie est désormais réservée exclusivement aux établissements en réseau. Par ailleurs, le régime des agréments, des autorisations préalables et de l’information préalable des microfinances est désormais similaire à celui fixé pour les établissements de crédit. Aussi, les acteurs doivent-ils savoir que les dispositifs de gouvernement d’entreprise, de contrôle interne et de traitement des établissements de microfinance en difficultés s’appuient désormais sur les cadres établis pour les établissements de crédit. « Au regard de ces innovations, il est important de sensibiliser les acteurs du secteur de la microfinance de la Cemac sur les nouveaux enjeux de ce dispositif.

Ainsi, le séminaire de diffusion organisé par la Cobac a pour objectif de faciliter une meilleure appropriation de ces nouveaux textes par l’ensemble des acteurs du secteur », indique le gendarme financier de la sous-région. Le secteur de la microfinance connaît des défis en matière de gestion dans la Cemac. A titre d’illustration, pour la seule année 2017, la Cobac a adressé une injonction à 55 EMF, à l’effet de se conformer à la réglementation prudentielle.

Pour comprendre l’importance des EMF, il faut noter que les crédits bruts distribués par les 829 établissements de microfinance recensés dans la zone Cemac, au cours de l’année 2016, se sont établis à 535,5 milliards de FCFA. « Les proportions les plus importantes ont été distribuées par les établissements de microfinance (EMF) du Cameroun (75%), du Congo (17%) et du Gabon (5,3%) ». Par ailleurs, la Banque centrale précise que le Cameroun, locomotive économique de la Cemac, qui abritait, à elle toute seule à l’époque, 523 EMF, soit plus de la moitié des structures de microfinance recensées dans cet espace communautaire, revendiquait également le portefeuille crédits le plus pourri, au cours de la période sous revue. En effet, apprend-on, au 31 décembre 2016, les créances en souffrance dans les EMF de la zone Cemac «se sont élevées à 71,7 milliards de francs CFA, représentant environ 13,4 % des crédits bruts», et ont été «concentrées au Cameroun (79 %) et au Gabon (13 %)». La Beac relève d’ailleurs que «les montants des créances en souffrance, déclarés par les EMF, ne reflètent pas toujours leur niveau réel, eu égard au non-respect des règles de comptabilisation et de déclassement des créances en souffrance prévues par la réglementation». F.E

La Rédaction EcoMatin

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