La Société nationale de transport d’électricité du Cameroun (Sonatrel) a lancé, le 15 octobre 2025, un avis d’appel d’offres relatif aux travaux d’entretien mécanisé des couloirs et pistes d’accès des lignes du Réseau Interconnecté Sud (RIS). Selon Victor Mbemi Nyaknga, le Directeur général de cette entreprise à capitaux publics, cette initiative vise à garantir le bon fonctionnement du réseau électrique et à renforcer la sécurité des personnes et des biens. Il précise que « si les branches se rapprochent trop près des câbles, elles provoqueraient des courts-circuits et l’interruption de la transmission de l’énergie dans plusieurs villes et localités ».
Le coût de ce projet est estimé à 1,1 milliard de FCFA, un montant que la Sonatrel financera directement sur son budget de l’exercice 2025. Prévus pour durer 75 jours, les travaux comprennent plusieurs actions essentielles : le décapage total de la végétation au bulldozer dans les corridors, l’entretien et l’ouverture des pistes d’accès, et surtout l’abattage des arbres (y compris fruitiers ou de plantations) situés sous la ligne ou hors corridor, afin d’éviter tout contact futur avec les conducteurs sous tension.
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L’opération d’entretien mécanisé des couloirs et pistes d’accès des lignes du RIS portent sur sept lots étalés globalement sur un linéaire de 370 km. Il s’agit notamment de la ligne 225 KV Mangombe-Nkolnkoumou (71 km), Mangombe-Nkolnkoumou (70,5 km) ou encore le septième lot de 57,23 km qui concerne Ebolowa-Ahala, Ahala-Nkolnkoumou, Ebolowa-Nkolnkoumou.
La sécurisation des lignes n'est qu'un aspect de l'enjeu énergétique au Cameroun, qui fait surtout face à un besoin massif en nouvelles infrastructures de transport. Pour répondre à cette demande, le gouvernement a dévoilé, en juin 2023, son plan de redressement sectoriel. La phase d’urgence (2023-2026) est axée sur la construction d'installations de transport et de distribution pour un montant de 400 milliards FCFA. Le ministère de l’Eau et de l’Énergie (MINEE) avait alors souligné que l’objectif principal était « d’améliorer les capacités de transit, ainsi que de construire de nouveaux postes et lignes de transport pour alimenter les industries ».

