Le Singapourien Olam a annoncé le 02 mars 2026 que son groupe d’exploitation alimentaire, d’alimentation animale et de fibres, Olam Agri, a obtenu une facilité de financement de 100 millions de dollars sur sept ans auprès de la banque de développement néerlandaise FMO.
Dans un communiqué public, le groupe précise que sa filiale Olam Agri utilisera ces fonds pour soutenir l’acheminement du riz depuis l’Inde, la Thaïlande et le Vietnam vers les pays africains qui en dépendent. « Ce soutien de FMO renforce notre capacité à acheminer des denrées essentielles depuis les zones de production abondante vers les marchés où la demande est élevée, tout en continuant à investir dans des chaînes d’approvisionnement résilientes et transparentes », a déclaré Julie Greene, Directrice de la Durabilité chez Olam Agri.
Pour Hans Bogaard, directeur du secteur agroalimentaire, alimentaire et forestier pour la banque de développement néerlandaise, « FMO se réjouit de renforcer son partenariat avec Olam Agri et de contribuer à des systèmes alimentaires plus fiables, durables et équitables sur les continents asiatique et africain ».
Selon Olam Group, cet investissement contribue à la sécurité alimentaire et renforce la résilience des chaînes de valeur sur ces marchés. Précisons que sur le continent africain, Olam Agri revendique un réseau de distribution et de commercialisation bien établi depuis plusieurs années dans plusieurs pays d’Afrique subsaharienne, parmi lesquels figurent le Ghana, le Nigeria, le Cameroun, le Mozambique, le Congo et le Tchad. L’entreprise commercialise une large gamme de marques de riz blanchi dont « Royal Aroma », « Royal Feast », « Mama Africa », « Mama’s Pride », « Riz Mémé », « Riz Bijou » et « Mama Africana ».
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En Afrique, le riz reste un aliment de base dans certains ménages. Selon les estimations de l’Organisation des Nations unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO), la consommation de riz en Afrique subsaharienne croît de 6% par an. La plupart des pays africains ne sont cependant pas des producteurs autosuffisants. Ce qui rend les Etats africains dépendants aux importations. Celles-ci sont estimées en Afrique subsaharienne à 22,3 millions de tonnes en 2025 selon la dernière note de l’Observatoire des statistiques internationales sur le riz (Osiriz), en hausse de 13,7% par rapport à l’année précédente (19,6 millions de tonnes).

