Chargement des breaking news...
Conjoncture

Riz/Poisson: comment les commerçants rusent avec les prix

Ceux arrêtés il y a une semaine de commun accord entre le ministère du Commerce, les opérateurs de ces filières et les associations de protection des droits des consommateurs ne sont visiblement pas appliqués à la lettre sur le terrain.

Publiée vendredi 29 mars 2019 à 09:44:29Modifiée lundi 15 novembre 2021 à 13:50:21Temps de lecture 3 minPar EcoMatin

La surchauffe des prix de certains produits de première nécessité, notamment pour le riz et le poisson, est bien réelle. Le ministre du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana, qui s’est mué en super contrôleur des prix, hier, 26 mars 2019 dans certains marchés de la ville de Yaoundé, s’en est bien rendu compte. Les prix de ces produits de grande consommation arrêtés de commun accord, il y a une semaine, au cours d’une concertation entre le ministre du Commerce, les importateurs de ces filières et les associations de défense des droits des consommateurs ne sont appliqués à la lettre dans de nombreux commerces. [do_widget id=facebook-widget-3]Dans bon nombre de poissonneries et boutiques visitées par Luc Magloire Mbarga Atangana, la fraude sur les prix est bien visible. Dans les poissonneries par exemple, surtout ceux de Congelcam, l’on aperçoit aisément comment les prix ont été effacés sur les ardoises servant d’affiche des prix, pour inscrire ceux conformes aux prix adoptés et désormais opposables à tous.
le Mincommerce exigera que les prix soient désormais imprimés et non qu’ils continuent d’être inscrits à l’aide de la craie sur des ardoises, facilement manipulables, dès le passage des équipes de contrôle des prix
Visiblement, la nouvelle de la visite inopinée du Mincommerce a fuité, et les commerçants, dans la précipitation, se sont empressés d’afficher les normaux. Conséquence, dans certaines poissonneries de Congelcam, les prix diffèrent d’une poissonnerie à l’autre. Le prix du maquereau 20+ par exemple, l’une des espèces les plus consommées au Cameroun, diffère d’une poissonnerie à l’autre, variant entre 1000 Fcfa/kg à 1100 Fcfa, voire 1200 Fcfa. Parfois, c’est tout simplement le calcul qui est faussé, preuve à n’en plus douter de la précipitation de certains détenteurs de poissonneries. Dans l’une d’entre elles appartenant à Congelcam, où le prix du kilogramme est de 1000 Fcfa/kg, le prix affiché de 30kg est de 3400 Fcfa au lieu de 3000 Fcfa Face à tous ces cas de fraudes flagrants, le Mincommerce exigera que les prix soient désormais imprimés et non qu’ils continuent d’être inscrits à l’aide de la craie sur des ardoises, facilement manipulables, dès le passage des équipes de contrôle des prix. Également, Luc Magloire Mbarga Atangana, a donné 05 jours  à ces commerçants véreux pour se conformer aux prix adoptés.  La même consigne a été réitérée aux éléments de la Brigade nationale de contrôle et de répression des fraudes du Mincommerce, de tout faire pour que les bons prix soient appliqués sur le terrain. Le ministre a même brandi la menace de sanctions à leur encontre si la situation de hausse des prix de ces produits persiste. Car, pour Luc Magloire Mbarga Atangana, leurs postes de travail, c’est dans les marchés et non dans les bureaux.

>> Lire aussi - Loi sur l’activité commerciale: Congelcam en flagrant délit de violation


Pour expliquer cette hausse des prix de ces produits, de nombreux commerçants, notamment ceux de la filière poisson, accusent Congelcam qui, selon eux, est en même temps grossiste et détaillant. Et, cette structure qui détient environ 80% du marché du poisson au Cameroun, vendrait à ses détaillants au prix de détail, sans marge bénéficiaire. Une pratique pourtant interdite par la loi qui, certes pour le Mincommerce, n’interdit pas à un opérateur d’être en même temps grossiste et détaillant, mais cette loi sur le commerce précise que cet opérateur devrait le faire dans des locaux différents, avec une comptabilité elle aussi différente, ce qui n’est pas le cas de Congelcam. Cet opérateur, sur interpellation du Mincommerce, devrait donc se mettre en règle avec cette réglementation, sinon, il court le risque de voir ses magasins scellés

Articles similaires

Actuellement en kiosque

Les plus lus

1
2
3
4

Nos réseaux

Magazine
computer

Le meilleur de l’actualité économique africaine en un clic

Enquêtes, informations exclusives, analyses, interviews, reportages... Chaque jour, la rédaction d'EcoMatin met son expertise au service des lecteurs.

Informations fiables, newsletters exclusives : Abonnez-vous pour avoir un accès illimité à l'ensemble de notre offre éditoriale.

Abonnez-vous pour €99.9 par an

Nos offres vous proposent un accès illimité à tous nos articles, y compris les contenus exclusifs et premium.

S'abonner