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Riziculture : le Ceneema gagne un marché de labour de 8000 hectares à la Semry

Le Centre national d’études et d’expérimentation du machinisme agricole (Ceneema) et la Société d’expansion et de modernisation de la riziculture de Yagoua (Semry) ont procédé le 27 octobre dernier à Yaoundé à la signature d’une convention de partenariat, dont l’un des objectifs est de préparer le sol pour la campagne agricole 2021-2022, en vue de booster les capacités productives de la Semry.

Publiée mercredi 3 novembre 2021 à 12:37:40Modifiée lundi 8 novembre 2021 à 11:11:55Temps de lecture 4 minPar Yannick KENNE

La Société d’expansion et de modernisation de la riziculture de Yagoua (Semry) veut accroitre sa production de riz dès la campagne agricole 2021-2022. Et pour cela, elle entend optimiser ses techniques agricoles pour un meilleur rendement de sa productivité. Elle vient d’ailleurs de confier au Centre national d’études et d’expérimentation du machinisme agricole (Ceneema), le labour de 8000 hectares de ses surfaces cultivables pour le compte de ladite campagne. Ceci s’est fait à travers la signature d’une convention de partenariat signée entre les deux structures le 27 octobre dernier à Yaoundé. Celle-ci prévoit en termes d’objectifs, outre la préparation du sol (labour) de près 8.000 hectares de riz dans les périmètres irrigués de la Semry dans le strict respect du calendrier cultural 2021-2022 ; l’accompagnement de la Semry dans la maintenance des engins et équipements agricoles pendant la campagne agricole 2021-2022 ; l’organisation et gestion du parc d’équipements agricoles à utiliser pour le compte de la campagne rizicole concernée.

Lire aussi : Filière bovine : du riz de la Semry pour engraisser les vaches

Le recours à l’expertise du Ceneema par la Semry dénote des faibles capacités opérationnelles de cette dernière, du fait des difficultés d’ordre logistique. « Depuis quelques années, la Semry a beaucoup de difficultés pour réaliser le labour dans les délais, du fait que nos équipements ont pris de l’âge et ils sont insuffisants pour faire les labours. Normalement nous devons faire les labours au mois de novembre et les terminer en deux mois. Et avec les équipements que nous avons, il n’est pas possible que nous puissions le faire en deux mois. C’est pour ça que nous avons fait appel au Ceneema », étaye le directeur général de la Semry Fissou Kouma.

Perspectives

Il va sans dire que le Ceneema devient un pilier important dans l’accroissement des capacités opérationnelles de la Semry. Il va en outre lui permettre d’assurer sa couverture des besoins nationaux en consommation du riz, et par ricochet à réduire les importations de riz, tant le gap entre la production nationale et les importants demeure important. La production locale de riz avoisine à peine 200.000 tonnes. Selon les données fournies par le ministère de l’Agriculture et du développement rural (Minader), en 2020, celle-ci s’est chiffrée à 140.170 tonnes. Pour une demande nationale estimée à 600.000 tonnes au cours de la même année.

Lire aussi : Production animale : la Sodepa veut optimiser l’élevage du bétail à travers le machinisme agricole

En termes de perspectives, cette convention de partenariat permettra également l’aménagement et la gestion de nouveaux périmètres hydro-agricoles pour le développement de la culture du riz avec la Semry et autres producteurs isolés ; l’accompagnement dans la mise en place d’un mode opératoire de gestion technique durable du parc central d’engins et équipements agricoles de la Semry ; le renforcement des capacités du personnel technique de la Semry sur l’utilisation et la maintenance des machines agricoles de la Semry. Le Ceneema rêve grand pour la Semry, et espère que ce partenariat s’étendra sur la durée. « C’est une prestation de service que nous voulons pérenne, parce que même quand la Semry va transférer les labours au secteur privé, le secteur privé aura toujours besoin de l’accompagnement du Ceneema, notamment dans l’entretien de leurs machines. Et même, nous ferons toujours le labour, pour permettre à la Semry de respecter le calendrier cultural », a indiqué le directrice générale du Centre national d’études et d’expérimentation du machinisme agricole, Andrée Caroline Mebande Bate.

Lire aussi : Le plan de restructuration du Centre national d’études et d’expérimentation du machinisme agricole prend forme

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