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Sale temps pour les compagnies desservant l’Afrique

Selon l’International Air Transport Association (IATA), les compagnies aériennes ont perdu 4,4 milliards de dollars depuis le début de l’épidémie de coronavirus dans ce continent.

C’est indéniable, les conséquences économiques de la pandémie de coronavirus sont palpables. Et, le secteur du transport aérien paie déjà un lourd tribut. Avec la mise en œuvre des mesures gouvernementales restrictives annoncées dernièrement par le Premier ministre, Joseph Dion Ngute, à l’exception des compagnies aériennes Air France, et Brussels Airlines, contraintes à des missions d’utilité publique, des 18 compagnies aériennes autorisées à desservir le Cameroun, entre novembre 2019 et mars 2020, plus des deux tiers ont suspendu leurs vols internationaux, et ne sont plus autorisées à atterrir au Cameroun.

La Cameroon Civil Aviation Authority (CCAA), autorité aéronautique civile du Cameroun, avait choisi Air France, Brussels Airlines, Turkish Airlines et Cargolux pour desservir le réseau international ; Camair-Co, Royal Air Maroc, Egypte Air, Ethiopian Airlines, Allied Air, Afrijet Business Services, Asky Airlines, Air Côte d’Ivoire, Cronos Airlines, Kenya Airways, Ceiba Intercontinental, Tchadia Airlines, Rwandair et Trans Air Congo pour réseau régional.

Au niveau continental, selon l’IATA, les compagnies de transport aérien africaines ont déjà perdu près de 4,4 milliards de dollars depuis le début de l’épidémie du Coronavirus (Covid-19). C’est ce qui ressort du rapport rendu public le 19 mars dernier, et relayé par l’agence Ecofin. L’Afrique du Sud, l’Ethiopie, le Rwanda et le Nigéria sont les pays les plus touchés par cette épidémie qui compte désormais plus de 1 100 cas et a déjà coûté la vie à plus de 26 personnes dans 40 pays à travers le continent.

6 millions de passagers en moins

En Afrique du Sud, la pandémie pourrait entrainer une réduction de 6 millions de passagers, des pertes de 1,2 milliard de dollars, et plus de 102 000 emplois sont en péril. Au Kenya, l’IATA table sur des pertes de 622 000 passagers, 125 millions de dollars et 36 800 emplois. En Ethiopie, les perturbations dues aux restrictions pourraient entraîner une perte de 479 000 passagers, 79 millions de dollars de recettes, et plus de 98 400 emplois. Et si la situation perdure, environ 1,2 million de passagers et 202 millions de dollars de revenus pourraient être perdus.

Au Nigéria, les projections de pertes sont de 853 000 passagers, une baisse des recettes de l’ordre de 170 millions de dollars, et plus de 22 200 emplois. Dans le pire des cas, les pays africains perdraient environ 2,2 millions de passagers, et 434 millions de dollars de recettes. Le Rwanda pourrait perdre 79 000 passagers, 20,4 millions de dollars de recettes, et environ 3000 emplois. Si la maladie continue de se propager davantage, environ 201 000 passagers et 52 millions de dollars de revenus être perdus.

Au total, constate l’IATA, les réservations internationales observeront une baisse d’environ 20% en mars et avril, contre environ 15% en mars et 25% en avril sur le plan domestique. Les remboursements de billets d’avions ont augmenté de 75% en 2020, par rapport à la même période en 2019, entre le 1er février et le 11 mars.

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