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Secteur bancaire : Ecobank se retire du capital de UBC Plc.

Le retrait du groupe bancaire togolais de même que l’entrée de l’Etat dans le capital seront entérinés ce 22 novembre au cours d’une assemblée générale extraordinaire à Douala.

Les actionnaires de Union Bank of Cameroon(UBC) se réunissent en Assemblée générale extraordinaire ce lundi 22 novembre à Douala. Le principal point à l’ordre du jour de cette rencontre est la mise à jour du plan de restructuration de la banque. Pris en charge par l’Etat du Cameroun à hauteur de 17,681 milliards de FCFA, ce plan consiste globalement en une baisse du capital social de la banque pour absorber une partie des pertes suivi d’une recapitalisation. L’Etat qui en devient l’actionnaire de référence nettoie son bilan en cédant une part des créances compromises à la Société de recouvrement des créances (SRC). C’est la technique dite coup d’accordéon utilisée pour relever la CBC.

L’entrée de l’Etat dans le tour de table suppose de fait éviction des anciens actionnaires. C’est le cas notamment d’Ecobank Transnational Incorporated(ETI) détenteur de 54,5% des parts et dont la sortie va être constatée ce jour par l’assemblée générale de UBC apprend-t-on de bonne source. C’est une bonne nouvelle pour la maison mère du groupe bancaire panafricain Ecobank qui va enfin se retirer d’une filiale après plusieurs tentatives.  La présence de la holding dans le capital de cette banque est survenue dans le cadre du rachat en 2011, du groupe bancaire nigérian Oceanic Bank International, qui était l’actionnaire majoritaire d’UBC à hauteur de 54,5%. Depuis lors, le groupe bancaire togolais a tenté en vain de céder ses parts au franc symbolique à la Cameroon Cooperative Credit Union(Camccul), détenteur des 44% restants dans la banque. Une bonne opération à priori pour ce réseau de près de 300 coopératives camerounaises, mais qui n’obtint pas l’autorisation de la Cobac. « A l’époque, la situation de Camccul n’était pas du tout reluisante, encore moins celle de UBC dont la situation se dégradait et qui affichait de graves manquements aux normes prudentielles réglementaires. Conscient qu’un départ d’ETI, qui est quand même un grand groupe bancaire à travers le continent, enverrait à coup sûr cette banque en faillite, nous nous sommes opposés à cette cession des parts. Nous lui avons proposé de payer un ticket de sortie d’une valeur de 9 milliards de FCFA. Ce qu’elle refusa » nous raconte un ancien cadre à la Cobac. Depuis 2014, ETI, dans ses rapports, classe les actifs de Union Bank of Cameroon (UBC) comme étant détenus en vue de la vente, conformément à la norme IFRS 5 (actifs non courants détenus en vue de la vente et activités non-essentielles).

Ticket de sortie

Pour l’instant l’on ignore encore les conditions de sortie du groupe bancaire togolais. Mais si on se fie au plan de restructuration, deux conditions étaient posées par la Cobac à ETI à savoir, le paiement d’un ticket de sortie de 5 milliards et une garantie du même montant sur certaines créances. Contacté par EcoMatin, aucune des parties n’a voulu se prononcer sur ce dossier autour duquel règne une omerta depuis son lancement. Dans le nouveau tour de table, l’Etat milite pour que les actionnaires locaux, dont Camccul conservent leurs parts dans le capital après la restructuration. Leur participation au nouveau tour de table sera également approuvée au cours de cette assemblée générale de même que la modification des statuts et la proposition et la reconstitution des nouveaux organes sociaux de la banque.

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