Société Générale poursuit son programme de cessions et son désengagement en Afrique. Le géant bancaire français a conclu un accord en vue de céder sa filiale mauritanienne à un consortium formé par le camerounais Enko Capital, société d’investissement international de référence en Afrique avec plus d’un milliard de dollars de capitaux sous gestion dirigée par Alain et Cyrille Nkontchou, et Oronte, représentée par Bastien Ballouhey. Les détails de la transaction n'ont pas été divulgués. Mais celle-ci survient plus d’un an après une première tentative infructueuse de vente de ladite filiale au groupe bancaire Coris.
En effet, la compagnie financière burkinabé qui exerce dans neuf pays d’Afrique de l’Ouest dans le domaine bancaire sous l’enseigne Coris Bank International, avait annoncé la signature le 7 juin 2023 d’un Accord pour le rachat des filiales Société Générale Mauritanie et Société Générale Tchad. Un accord stratégique qui devait marquer l’entrée de Coris notamment en Afrique centrale. La finalisation de la transaction a été rejetée par les autorités mauritaniennes, permettant ainsi au consortium Enko Capital – Oronte de jouer ses cartes dans ce dossier. « Le consortium ambitionne d’accélérer le développement de la banque à fort ancrage local et opérant selon les standards internationaux, au service de la clientèle des entreprises et des particuliers. Cet accord sera soumis à l’autorisation des autorités de régulation mauritaniennes », a appris EcoMatin.
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Dans le détail, les deux futurs repreneurs se sont engagés à investir à parts égales. Le consortium compte renforcer la trajectoire d’une banque solide opérant selon les standards internationaux. L’objectif étant de développer une banque solide et moderne, opérant selon des standards internationaux et servant aussi bien les entreprises que les particuliers. Cette vision inclut des engagements forts en matière d’innovation, de diversification des services bancaires et de soutien à des secteurs stratégiques tels que le gaz, les mines, l’agriculture et la pêche. Cyrille Nkontchou, co-fondateur d’Enko Capital a souligné la portée stratégique de cette acquisition : « cette opération est soutenue par une vision d'avenir et de long terme du consortium Enko Capital - Oronte. La modernisation et l'innovation financière, la diversification et la sophistication des produits bancaires (marché des capitaux, gestion d’actifs et d’épargne, commerce international, prêts…), la qualité de service, le développement de la banque retail, l’éthique, la gestion du risque et la gouvernance seront les maîtres mots de la Banque. Nous sommes convaincus que cette stratégie permettra à la Banque de renforcer son leadership ».
Enko Capital et les frères Nkontchou au cœur de la stratégie
Enko Capital, cofondé par les frères Alain et Cyrille Nkontchou, joue un rôle central dans cette acquisition. Basée à Londres, la société d’investissement gère plus d’un milliard de dollars de capitaux, avec une expertise reconnue dans le développement des marchés financiers africains. Elle s’appuie sur une base de partenaires diversifiée, incluant des investisseurs internationaux, régionaux et africains. « Nous sommes convaincus que cette stratégie permettra à la Banque de renforcer son leadership et de poursuivre sa trajectoire en tant que banque à fort ancrage local, opérant selon les standards internationaux », a poursuivi Cyrille Nkontchou, doté d’une expertise acquise par son parcours chez Merrill Lynch, la création de la banque d’affaires LiquidAfrica, et le développement d’Enko Education. Tandis que son frère Alain Nkontchou est un ancien cadre dirigeant chez J.P. Morgan et Credit Suisse, par ailleurs ex-président du conseil d’administration d’Ecobank (ETI), enrichit cette expertise par une vision innovante de l’investissement en Afrique.
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Ensemble, ils ont façonné Enko Capital en un acteur incontournable du financement panafricain, intervenant aussi bien dans la dette souveraine que dans le capital-investissement et la dette privée. La société bénéficie d'une base de partenaires diversifiée, incluant des investisseurs internationaux, régionaux et africains tels que les banques centrales et les fonds de retraite. Pour mémoire, le départ annoncé de Société Générale en Mauritanie survient après que le groupe bancaire français à céder ses filiales dans plusieurs pays africains comme le Maroc, le Burkina Faso, le Tchad, le Mozambique, le Congo et la Guinée. Tout en menant une réflexion stratégique sur la Tunisie, au Cameroun et au Ghana

