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Sécurité alimentaire : l’Office Céréalier en quête de financements pour se ravitailler à la Semry

La Société d'expansion et de modernisation de la riziculture de Yagoua (Semry) dispose actuellement de 50 000 tonnes de riz paddy disponibles, qu’ambitionne d’acquérir l’office. Le nouveau Directeur général de l’office, Mohamadou Gassimou, est à la recherche de financements pour approvisionner sa structure, et anticiper sur une éventuelle pénurie dans la partie septentrionale.

Nommé en novembre dernier, le nouveau directeur général de l’Office Céréalier du Cameroun, Mohamadou Gassimou, a effectué le mardi 13 avril dernier une visite d’inspection à la base de la Société d’expansion et de modernisation de la riziculture de Yagoua (Semry) à Yagoua, région de l’Extrême-Nord. Il s’est agi pour le nouveau manager au cours de cette descente, de s’enquérir des capacités de production de la Semry et de la qualité de ses produits. Il a donc pris le pouls des magasins de stockage du riz paddy et des produits finis, et a également fait un tour à la rizerie. L’objet de cette visite étant davantage « de voir les quantités disponibles dans les magasins, et d’envisager une éventuelle convention pour l’acquisition de ces stocks », acquiesce Mohamadou Gassimou, joint jeudi dernier au téléphone par EcoMatin.

Lire aussi : La Semry vise une production annuelle de 180 000 tonnes de riz

En clair, l’Office Céréalier ambitionne de s’approvisionner en riz à la Semry, et acquérir l’ensemble du stock de 50 000 tonnes de paddy disponibles dans ses magasins. Quoiqu’elle est importante, cette quantité s’avère « insuffisante » à en croire le Dg de l’office. C’est qu’en effet, sa structure a besoin de mobiliser 47 650 tonnes de céréales chaque année pour anticiper sur une éventuelle pénurie sur les marchés et garantir une sécurité alimentaire aux populations des régions septentrionales, consommatrices privilégiées des céréales. Pour sa part, elle dispose actuellement de 50 000 sacs de maïs dans ses entrepôts de l’Adamaoua, et de 11 000 tonnes de mil dans ses magasins à l’Extrême-Nord. Ces denrées ayant été acquises grâce aux fonds mis à la disposition de l’office dans le cadre de la riposte contre la pandémie de Coronavirus, mais aussi du reliquat du budget de l’exercice 2020.

Quête de financements

L’Office Céréalier est confronté à d’énormes défis structurels, mais ne dispose malheureusement pas du même confort financier que d’autres sociétés de souveraineté. Il ne jouit pas d’une autonomie financière pouvant lui permettre de planifier ses activités. Pour engager des investissements par exemple, il doit s’en remettre à sa tutelle technique qui est le ministère de de l’Agriculture et du Développement Rural (Minader), et pour s’approvisionner en denrées, au ministère des Finances (Minfi), qui est sa tutelle administrative. Aussi, le nouveau Dg dans sa clairvoyance a entrepris d’initier des dossiers d’aide de financements auprès de quelques bailleurs de fonds étrangers, notamment la Banque islamique de développement (BID) et le Fonds européen de développement (Fed), à l’effet d’obtenir des fonds nécessaires pour l’approvisionnement de l’office. Le budget de la société au titre de l’exercice 2021 a été quasiment doublé et se chiffre à 4,3 milliards de Fcfa.

Lire aussi : La Semry reçoit 1,2 milliard pour dynamiser le secteur rizicole

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