La Banque de développement des Etats de l’Afrique centrale (Bdeac) a tenu le 13 mai dernier dans la ville de Douala (Cameroun) son conseil d’Administration, réuni en session ordinaire. Au terme des travaux, les administrateurs de l’institution financière sous régionale ont procédé à l’examen des comptes clos au 31 décembre 2023 et ont ensuite approuvé de nouveaux engagements pour l’exercice en cours. En 2024, la Bdeac s’engage à financer à hauteur de 60 milliards de Fcfa, des projets dans divers secteurs. Il s’agit des services financiers, l’agriculture, l’agro-industrie, le transport aérien. « Tous les projets que nous finançons doivent avoir un impact sur l’intégration sous régionale, pour faciliter entre autres le transport des personnes et des biens, améliorer les conditions de vie des populations. Des objectifs qui rentrent en droite ligne du plan Azobé, qui a pour ambition de faire de la Banque, une institution moderne, socle de développement durable des économies de l’Afrique centrale », a expliqué Dieudonné Evou Mekou, Président de la Bdeac.
Le plan quinquennal Azobé se décline en cinq principaux piliers : renforcer l’intégration à travers le financement de projets structurants ; appuyer des programmes publics de développement notamment les infrastructures de base ; accompagner la diversification des économies des États membres à travers un appui efficace au secteur privé ; favoriser l’accès à la propriété via la promotion de l’habitat social ; promouvoir l’écodéveloppement pour soutenir le développement durable et la résilience climatique dans la sous-région. Il prévoit, entre autres l’amélioration des réseaux de production, de distribution et d’exportation d’énergie entre les États membres ; mettre à disposition du secteur financier, des lignes de crédit de 130 milliards de Fcfa pour renforcer l’aide à l’entrepreneuriat et aux initiatives privées…
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En 2023, la Bdeac a connu des réalisations majeures notamment en ce qui concerne l’augmentation du capital social de l’institution régionale de développement qui est passé de 1 200 milliards de Fcfa à 1500 milliards de Fcfa ; l’accélération des travaux de redéploiement de la comptabilité aux normes IFRS ; le lancement du processus d’acquisition d’un ERP ; et le démarrage des travaux relatifs à sa notation financière à la catégorie « Investment Grade ».
Celle-ci correspond aux notations des agences de rating situées entre AAA et BBB dans l’échelle de Standards & Poor’s, c’est-à-dire, à un faible niveau de risque de défaut. L'objectif premier de cette notation est de rendre possible l’accès de la Bdeac au marché financier international en vue de mobiliser des ressources selon des modalités élargies. Cette notation permettra également à la Banque de renforcer son attractivité et sa crédibilité aux yeux des investisseurs internationaux et des bailleurs de fonds, voire d’attirer de nouveaux actionnaires internationaux dans son capital.

