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Sonara: le gouvernement ouvre des négociations sur l’offre de financement d’Afreximbank

L’autorisation vient de lui en être donnée par le Président de la République.

«Faisant suite à la correspondance ci-dessus référencée du Premier ministre chef du gouvernement, relative à l’objet susvisé, j’ai l’honneur de vous faire savoir que M. le Président de la République a marqué son haut accord à ses propositions». Ce sont les premiers mots d’une correspondance adressée le 25 mars 2020 par le ministre d’Etat, secrétaire général de la présidence de la République (Mineta/Sgpr), Ferdinand Ngoh Ngoh, au secrétaire général des services du Premier ministre, Séraphin Magloire Fouda. Le 26 janvier 2020, ce dernier avait, par lettre, transmis les propositions du Premier ministre chef du gouvernement, relatives à l’approvisionnement du marché national en produits pétroliers au cours de l’année 2020. Y faisant suite, le Président de la République autorise «la mise en vigueur dès ce mois de mars 2020, de la nouvelle grille des produits pétroliers qui accorde à la Sonara une marge minimale de 47,88 Fcfa/litre, sans incidence sur le niveau actuel des prix à la pompe» et, dans le même temps, «accorde aux importateurs, y compris la Sonara (Société nationale de Raffinage, ndlr) une marge fixe de 16 Fcfa/ litre, destinée à couvrir leur rémunération».

Selon le Mineta/Sgpr, le Président Paul Biya autorise aussi une revalorisation des «droits de passage au profit de la Scdp à hauteur de 2 Fcfa/litre et l’ouverture, par le gouvernement, des négociations avec Afreximbank au titre de la mobilisation de la tranche de 300 millions d’Euros destinée à l’importation des produits pétroliers par la Sonara». Dans son édition du lundi 23 mars 2020, «EcoMatin» annonçait déjà cette proposition de financement d’Afreximbank à la Sonara, dont le montant global se monte à plus de 870 milliards Fcfa.

S’agissant spécifiquement du financement de la Sonara, les instructions du président de la République au gouvernement, devraient permettre à cette entreprise très endettée-dans son dernier rapport, la Commission technique de Réhabilitation des entreprises du secteur public et parapublic évalue cette dette à plus de 898 milliards Fcfa, et qui contrôle 80 % du marché national de la fourniture des produits pétroliers, de percevoir une marge totale de 63,88 Fcfa/litre. L’application de la marge minimale de 47,88 Fcfa/litre lui avait déjà permis de rétablir l’équilibre de ses comptes pour l’exercice 2018. Cette marge totale lui permettra sans doute d’améliorer sa situation financière et surtout, de faire face à ses engagements.

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