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A côté de l’incivisme des populations, Camwater pointe également un doigt accusateur sur les entreprises de Bâtiment et Travaux Publics (BTP) qui sont engagées dans divers chantiers de construction des routes et détruisent très souvent aussi les tuyaux et autres installations de camwater pendant leurs travaux, sans toutefois réparer ces préjudices à la fin des travaux. Ayant hérité des installations vétustes de la défunte Snec, la Camwater vient de passer une commande du matériel de branchement pour 2 milliards de FCFA. Ce matériel va remplacer progressivement les vieux tuyaux qui actuellement affectent la qualité de l’eau. Outre ces vieux équipements, la Camwater vient aussi d’hériter des personnels de la Camerounaise des Eaux dont elle a fusionné après le départ des Marocains. Ce qui a fait passer ses effectifs du simple au quintuple (de 250 employés à 1700 aujourd'hui). Selon une source interne, les Marocains ont laissé 420 000 clients avec 11 000 branchements non-livrés et un personnel vieillissant.
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Néanmoins, il faut donc reconnaître que c’est une nouvelle dynamique qui est en marche à la Camwater depuis la nomination d’une équipe dirigeante à la tête de cette entreprise. Patrick Bong Akwa le nouveau PCA, Gervais Bolenga, le DG et Jean-Pierre Bidjocka le DGA semblent résolument tournés vers la modernisation du service de distribution d'eau au Cameroun. Surtout que la société fonctionne désormais essentiellement sur les recettes qui ne sont déjà pas énormes avec la suspension de la subvention de l’Etat. «Nous savons que nous n’avons pas droit à l’erreur mais nous demandons aux populations d’être compréhensives, surtout que la dynamique qui a été enclenchée devra apporter ses fruits dès début 2019», souffle une source interne. [related_posts_by_tax taxonomies="dossier"]

