Le gouvernement gabonais réuni en Conseil des ministres, le 20 juin à Libreville, a entériné deux projets de loi autorisant l’Etat gabonais à contracter deux emprunts d’une valeur globale de 139,3 millions d’euros (environ 91,19 milliards de Fcfa) auprès la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD).
Dans le détail, le premier projet de loi autorise l’Etat gabonais à emprunter un montant de 56,2 millions de d’euros (environ 36,79 milliards de Fcfa) auprès de la BIRD pour financer le projet « Gabon digital ». Ce dernier, apprend-on, « vise le renforcement de certains services publics numérisés et l’augmentation du nombre de personnes ayant un justificatif d’identité juridique qui facilite leur accès aux services publics ».
Le second projet de texte autorise l’État Gabonais à contracter un emprunt d’un montant de 83 100 000 euros (54,4 milliards de Fcfa) toujours auprès de la BIRD. « Ce prêt est destiné au financement du projet d’Harmonisation et d’amélioration des statistiques en Afrique de l’Ouest et du Centre- Série de projets 2 (Hiswaca). Il permet d’étendre le projet régional de statistiques par l’utilisation des outils communs pour des besoins de comparaison de données au niveau régional », indique le communiqué final des travaux.
Le Gabon cherche des ressources pour financer ces deux projets du secteur du numérique et de la statistique dans un contexte particulier. En effet, l’Etat gabonais a décidé de digitaliser la production de la carte nationale d’identité (CNI) qui est une pièce essentielle dans les transactions quotidiennes des populations en générale et les agents économiques en particulier. Ce d’autant plus que, depuis 2012, l’État n’a pas délivré des CNI aux populations. Ce qui était préjudiciable à leurs activités dans la mesure où les récépissés sans photos ne sont pas acceptés dans toutes les administrations.
Pour ce qui est du domaine de la statistique, l’Etat projette de faire fonctionner enfin le Fonds pour la Statistique (FSS) institué depuis 2015. Depuis lors, ledit Fonds est resté en hibernation faute de ressources.

