Le gouvernement tchadien a scellé le 11 janvier 2026 à Pékin, un partenariat avec l’entreprise chinoise Luanquin International, active dans le secteur de l’énergie et du développement des infrastructures. Le partenariat a été signé entre le ministre de l’eau et de l’énergie tchadien, Marcelin Passale Kanabe et le président du groupe chinois Wang Baodé. Il prévoit notamment la construction sous forme de don, de 15 mini-centrales photovoltaïques d’une capacité de 200MW. Selon le gouvernement tchadien, ces centrales auront une capacité unitaire variant de 10 et 20 MW et seront disséminées dans 15 localités à travers le Tchad.
« Ce projet ambitieux vise directement à renforcer l'accès à une électricité stable et durable dans plusieurs provinces du pays, contribuant ainsi au développement économique local et à l'amélioration des conditions de vie de nos populations vivant dans les villes secondaires », a indiqué le gouvernement dans son communiqué.
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Fondée en 1958, Luanquin International est une branche du géant industriel chinois CETC (China Electronics Technology Group Corporation) spécialisé dans les activités couvrant l'énergie civile et la construction de stations spatiales dotées de l'énergie solaire. L’entreprise d'État est composée de 66 unités membres secondaires, 8 sociétés cotées en bourse, 42 filiales et plus de 40 bureaux à l'étranger. Elle compte 150 000 employés et réalisait en 2016, un chiffre d'affaires de 188 milliards de yuans, soit 15 134 milliards FCFA, procédant alors à son entrée dans le Fortune Global 500 des plus grandes entreprises mondiales de l’année. En signant cet accord sous forme de don avec le Tchad, Pékin devra munir N’Djamena de dispositifs modernes de production d’électricité à partir de l’énergie solaire avec une capacité unitaire variant entre 10 et 20 MW, disséminés dans 15 localités du pays.
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Ce protocole d’accord s’inscrit dans la stratégie du gouvernement tchadien visant à diversifier ses sources de production d’électricité et à réduire le déficit énergétique du pays. À ce titre, le Tchad avait déjà signé, le 10 novembre 2025, un accord avec la société émiratie South Global Utilities (GSU). Celui-ci prévoit notamment la construction d’une centrale thermique de 180 MW fonctionnant au fioul lourd (HFO), la réalisation de la deuxième boucle électrique de N’Djamena, ainsi que l’installation de six centrales solaires de 12 MW chacune, accompagnées de capacités de stockage équivalentes, dans les villes de Sarh, Abéché, Am Timan, Bardaï, Massenya et Goz Beïda.
Dans un pays où le taux d’accès à l’électricité figure parmi les plus faibles au monde,6,4 % selon la Banque mondiale, avec à peine 35 % à N’Djamena et 1 % dans les autres provinces, le gouvernement ambitionne, à travers ces projets, de porter ce taux à 90 % d’ici 2030.

