Les régulateurs des télécommunications du Cameroun (ART) et du Congo (ARPCE) ont finalisé un protocole d’accord visant à éliminer les interférences radioélectriques le long de leur frontière commune, longue de 523 km, selon un communiqué publié le 21 avril par l’ARPCE.
Le projet a été conclu à l’issue de travaux techniques tenus du 6 au 11 avril 2026 à Mintom, dans le sud du Cameroun. Il vise à améliorer la qualité des services de téléphonie mobile dans les zones frontalières, où les populations sont régulièrement confrontées à des réseaux instables. « Dans ces zones, les populations subissent des coupures de communication, des interférences et une couverture réseau irrégulière, conséquence directe de l’absence de coordination entre les réseaux mobiles des deux États », précise le communiqué.
L’accord technique entend corriger ces dysfonctionnements en évitant que les signaux d’un pays n’empiètent sur le territoire voisin. Il repose sur un dispositif couvrant sept bandes de fréquences stratégiques, de 700 MHz à 3 800 MHz, incluant celles utilisées pour la 4G et la 5G.
Il introduit également des zones de coordination géographiquement délimitées, avec des limites strictes de couverture transfrontalière fixées à 500, 1 000 et 2 000 mètres selon les cas. Ces exigences s’imposeront aux opérateurs des deux pays — notamment MTN, Orange et Camtel côté camerounais, ainsi qu’Airtel et MTN Congo — qui ont participé aux discussions. Une fois l’accord signé, ils disposeront de 30 jours pour en être notifiés, puis de 60 jours pour procéder aux ajustements techniques nécessaires.
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Pour l’ARPCE Congo, cet accord s’inscrit dans une continuité stratégique. Il s’agit du quatrième du genre après ceux conclus avec la RDC en 2021, le Gabon en 2023 et l’Angola, dont les prescriptions techniques ont été validées en 2025.
La signature formelle par Philemon Zo'o Zame (ART) et Louis Marc Sakala (ARPCE) est attendue dans les prochaines semaines.
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