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Télécoms : Nexttel rejoint MTN et Orange dans le déploiement de la 4G au Cameroun

Première entreprise de téléphonie mobile à avoir déployé la 3G dans le pays, Nexttel s’est associée à Gilat Telecom pour développer la 4G. Rejoignant ainsi les autres opérateurs dans un marché où les abonnés ont toujours du mal à se retrouver dans cette technologie.

Nexttel « utilisera le réseau de fibre optique de Gilat Telecom au Cameroun et en Afrique, pour fournir à ses clients un service haut débit rapide et fiable ». C’est la quintessence d’un communiqué rendu public par l’opérateur israélien Gilat Telecom le 15 août 2018. Troisième opérateur du mobile au Cameroun, avec un peu plus de 4 millions d’abonnés, la filiale du vietnamien Viettel a porté son dévolu sur Gilat Telecom au terme d’un appel d’offres auquel ont souscrit plusieurs grands fournisseurs de services télécoms sur le continent africain.

Quoi qu’il en soit, Nexttel rejoint les autres opérateurs de téléphonie au Cameroun qui sont en train de déployer la 4G, notamment MTN Cameroon et Orange Cameroun.

La demande pour les services haut débit mobile est très élevée au Cameroun (…) Les gens veulent pouvoir accéder aux services en ligne depuis leur téléphone, via un réseau fiable et rapide. Nous investissons massivement dans notre infrastructure en Afrique, ce qui nous permet de gagner de gros clients comme Nexttel. Dan Zajicek, PDG de Gilat Telecom

Nexttel avait été le premier opérateur à se voir octroyer la 3G au Cameroun. Son déploiement avait cependant été difficile entre 2012 et 2014. Elle pourra compter sur l’expérience de Gilat Telecom, qui a montré ses capacités dans plusieurs autres pays africain, notamment en RDC, au Ghana, en Ouganda, au Nigeria ou encore en Zambie. L’entreprise devra par contre s’acquitter d’un droit d’entrée pour obtenir la 4G comme les autres l’avaient fait, puisque sa licence ne concernait que la 2G et la 3G.

La 4G encore ineffective ?  

Cette annonce vient en tout cas remettre au-devant de la scène l’effectivité de la 4G au Cameroun. On se souvient qu’en décembre 2015, les opérateurs MTN Cameroon et Orange Cameroun avaient annoncé l’entrée en vigueur de la 4G dans leurs réseaux respectifs.  Mais, dès janvier 2016, l’Agence de régulation des télécommunications (ART) avait dû les rappeler à l’ordre en leur demandant de respecter les obligations contenues dans les cahiers de charges de leurs conventions de concession. L’ART reprochait particulièrement le fait que les débits offerts par MTN et Orange sont « généralement inférieurs » à 100 mégabits par seconde, alors que pour parler d’effectivité de la technologie  4G, il faut dépasser ce débit.


>> Lire aussi – MTN Cameroun: plus de 30 milliards de FCFA de créances non recouvrées


La situation a-t-elle changé ? La réponse à cette question reste assez discutée. Notamment par les utilisateurs qui estiment que « le très haut débit au Cameroun n’est pas encore effectif ». Certains clients de ces deux opérateurs soulignent que la connexion est « très mauvaise », à telle enseigne que l’on ne peut pas effectuer certaines opérations. « Si c’était la vraie 4G ou LTE, on n’aurait pas à souffrir pour faire certains téléchargements (…) A certains moments, se connecter sur sa boîte mail prend de longues minutes, quelque soit le forfait que vous avez souscrit », accuse un journaliste.

De leur côté, les opérateurs affirment mordicus que la 4G fait en effet partie de leurs offres de services. Au sein de MTN Cameroon, cette assurance l’est depuis le départ. Avant même l’octroi des fréquences, la filiale du géant sud-africain des télécoms affirmaient déployer cette technologie grâce à la maestria de ses ingénieurs, et que l’utilisateur final obtient des débits descendants correspondants à ceux de la 4G. Quant à Orange Cameroun, on note que sa 4G n’est pas encore effective sur l’ensemble du territoire. Raison pour laquelle le gouvernement camerounais vient de rappeler à l’entreprise qu’elle a l’obligation de déployer la 4G sur les différents sites devant abriter la Coupe d’Afrique des Nations de football, prévue se jouer au Cameroun en juin 2019. Orange a jusqu’en mai de l’année prochaine pour déployer cette technologie dans les villes les plus importantes du pays, notamment les métropoles universitaires, et les principaux axes routiers. Une exigence inscrite dans l’un des trois avenants à la convention de renouvellement de sa licence.

Par Armand N. EBODE

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La Rédaction EcoMatin

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