MTN Congo et Airtel Congo, deux compagnies de téléphonie mobile opérant dans ce pays d’Afrique centrale, ont été mises en demeure par l’Agence de régulation de la Poste et des communications électroniques (Arpce), le 14 août 2024 à Brazzaville pour avoir manqué aux obligations de la loi régissant les communications électroniques. De fait, suite à une enquête menée par les experts du gendarme congolais de la poste et des communications électroniques entre juin et juillet de l’année en cours, de nombreux manquements ont été notés dans la qualité du service servi aux usagers dans plusieurs villes du pays y compris dans les deux grands centres urbains que sont Brazzaville et Pointe-Noire.
Un faisceau de points sombres qui a conduit le régulateur à convoquer les dispositions de la loi du 25 novembre 2009 portant réglementation des communications électroniques en République du Congo qui dispose en son article 27 que « l'établissement et l'exploitation des réseaux et la fourniture au public de services de communications électroniques ouverts au public sont soumis au respect de règles portant sur les conditions de permanence, de qualité et de disponibilité du réseau et du service ».
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L’Arpce, en plus de travailler à garantir l’accès de tous aux services de communications électroniques dans le pays, nourrit l’espoir que cette mise en demeure incite les opérateurs de téléphonie mobile à améliorer la qualité de service, la couverture du territoire et la disponibilité du réseau sur l’ensemble des villes congolaises. Le régulateur a aussi insisté sur la nécessité pour les compagnies de téléphonie mobile de réduire les échecs d'accès aux réseaux et les interruptions de communication.
En attendant, Airtel Congo doit renforcer sa couverture 3G dans les villes du sud congolais que sont Nkayi, Dolisie et Kintélé. Pour ce qui est de MTN Congo, les villes de Mouyondzi, Madingou, Dolisie et Kintélé, toujours dans le sud, doivent bénéficier de plus d’attention en vue d’une meilleure couverture réseau et qualité de service. La situation est aussi préoccupante dans les villes du nord du pays où les deux opérateurs sont appelés à améliorer leurs prestations s’agissant de la 2G et de la 3G de Gamboma à Ouesso en passant par Owando.
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Les deux opérateurs, tout en reconnaissant les manquements notés par le régulateur, les ont justifiés, pour ce qui est de MTN, par la coïncidence de l’enquête avec les travaux d'optimisation de la qualité du réseau sur l'ensemble du territoire national. Quant à Airtel, c’est la mise à jour logicielle effectuée sur son réseau du 14 au 20 juin qui justifie ces défaillances intervenues dans son réseau.
Le marché de la téléphonie mobile au Congo, dominé par l’indien Bharti Airtel et le sud-africain MTN, qui profitent de la sortie du groupe congolais Azur Telecom du secteur, a atteint un taux de pénétration 102,7% au 31 décembre 2023, en légère hausse par rapport à l’année précédente, avec un revenu total de 136,071 milliards de Fcfa, principalement porté par le trafic sortant à hauteur de 120 milliards de Fcfa.
MTN Congo domine le marché avec 3,502 millions d’abonnés pour 72,4% des revenus globaux, contre un peu plus de 27% de revenus pour Airtel qui contrôle 2,405 millions d’abonnés. Ces deux opérateurs gèrent un parc d’abonnés de plus de 5,9 millions d’abonnés.

