Dans une correspondance officielle datée du 03 novembre 2025 adressée à ses adhérents, le Président du GECAM, Célestin Tawamba, reconnaît que le pays traverse une « période d'une gravité exceptionnelle ». Les manifestations qui ont suivi la proclamation des résultats des élections du 12 octobre par le Conseil constitutionnel ont engendré de regrettables pertes en vies humaines et de graves perturbations économiques.
Dans cette correspondance, le cœur de l'inquiétude du patronat se trouve dans les atteintes directes à la vitalité économique nationale. Celles-ci se caractérisent par des actes de vandalisme, incendies et pillages dont de nombreuses entreprises et unités de production, piliers du tissu productif national ont été la cible.
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Célestin Tawamba déplore également le fait que l'ensemble de l'activité économique ait été « profondément perturbé », entraînant la fermeture de structures, compromettant la continuité de service et, in fine, la stabilité des emplois et la confiance des investisseurs. Du coup, conscient de l'ampleur des préjudices subis, le GECAM s'engage dans une démarche proactive d'évaluation des pertes. Pour ce faire, il a annoncé l'envoi imminent d'un formulaire de collecte d'informations à l'ensemble de ses membres, mais aussi aux entreprises non-membres, pour consolider des données fiables.
L'objectif de cette collecte de données est stratégique et se veut à très brève échéance. Car il sera question de chiffrer les dommages pour mesurer l'impact réel des troubles sur les entreprises, tant en termes de pertes matérielles (locaux, équipements, stocks) qu'en termes d'exploitation et de production. Les données ainsi collectées et consolidées seront utilisées pour mener des actions de « plaidoyer ou de soutien » auprès des institutions partenaires en l’occurrence le gouvernement, les banques et les partenaires au développement.
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Cette initiative marque la volonté du patronat de jouer un rôle de bouclier économique en chiffrant l'urgence pour permettre à l'État de cibler efficacement les mesures d'aide et de relance. L'immobilisme conjoncturel causé par les troubles est jugé « préjudiciable » et menace directement les efforts de croissance et d'attraction des investissements.
En sollicitant la « plus grande diligence » de ses adhérents pour renseigner le formulaire, le GECAM se positionne comme un acteur clé dans la crise. Il ne s'agit pas seulement de quantifier les destructions, mais de rétablir rapidement la confiance des investisseurs et de sécuriser la pérennité des emplois menacés

