Entre janvier et mars 2026, le Cameroun prévoit de lever 619,03 milliards FCFA sur le marché domestique de la dette publique, selon le calendrier prévisionnel transmis à la BEAC par le Trésor public. Ce montant représente presque le double des 320 milliards FCFA initialement annoncés pour la période.
Cette révision s’explique par l’intégration, dans les prévisions du Trésor, d’une émission obligataire par syndication domestique prévue le 16 février prochain pour un montant de 250 milliards FCFA. Contrairement aux adjudications classiques, où les titres sont attribués par enchères, l’émission par syndication repose sur une négociation préalable entre l’émetteur et les membres du syndicat, notamment sur les taux d’intérêt et la maturité. Ce mécanisme permet au Trésor de sécuriser l’opération en amont et de réduire le risque d’échec, devenu plus fréquent sur le marché des adjudications. La maturité envisagée pour cette opération se situe entre un et cinq ans.
Lire aussi: Le Cameroun va émettre des obligations à 15 ans de maturité, une première sur le marché de la BEAC
Autre instrument mobilisé, la titrisation de créances, qui consiste à transformer des dettes intérieures en titres négociables (OTA ou BTA). Une première opération, prévue ce mois-ci, porte sur 19 milliards FCFA de créances converties en titres d’une maturité de trois ans. Une seconde, programmée le 9 mars, concernera une enveloppe de 10 milliards FCFA. Pour les créanciers de l’État, ce mécanisme offre la possibilité d’être remboursés dans des conditions de marché et de céder leurs titres sur le marché secondaire en cas de besoin de liquidités.
Les autres opérations prévues reposent essentiellement sur les instruments habituels, notamment les Bons du Trésor assimilables (BTA) à 26 et 52 semaines, à travers lesquels le Trésor entend mobiliser un total cumulé de 180 milliards FCFA et les OTA (120 milliards FCFA).

