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Train Express : au Cameroun, Camrail (AGL) fixe une caution de 150 000 FCFA pour les arrêts spéciaux

La mesure qui prendra effet à partir du 1er février prochain vise à réduire considérablement les multiples pauses qui plombent le trafic et qui ralentissent l’efficacité du train voyageur à desservir le réseau ferroviaire national.

À compter du 1er février 2024, les demandes d’arrêts spéciaux du train express seront soumises au versement d’une caution. L’annonce est de la Cameroon Railways (Camrail), l’entreprise concessionnaire du réseau ferroviaire du Cameroun. Dans un avis au public signé du directeur général de Camrail, Pascal Miny, le 15 janvier dernier, il est précise que cette mesure est « en application d’une des recommandations du Comite de transport voyageurs, les demandes d’autorisations des arrêts spéciaux dans une gare/arrêt autre que l’une des cinq gares intermédiaires du Train Express que sont Edéa, Messondo, Eseka, Makak, et Ngoumou sont désormais soumises au paiement d’une caution non remboursable de 150 000 Fcfa. »

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Dans les détails, il s’agit d’une caution avertie qui concerne des arrêts spéciaux, c’est-à-dire des pauses de train en milieu non fixés  par le camrail. Les trains concernés par cette mesure gouvernementale sont des trains voyageurs 185 et 186 de la Camrail sur le tronçon Yaoundé-Douala. « C’est une mesure prise par l’État à travers le Comité du transport voyageurs et appliquée par Camrail. », précise l’entreprise.  

Désormais, les passagers des sites ne disposant pas d’arrêts homologués par le ministère des Transports (Mint), sur le tronçon Yaoundé-Douala devront s’acquitter de cette rondelette somme auprès des guichets Camrail pour bénéficier d’une pause de 2 minutes du train voyageur comme à l’accoutumée. Car il s’agira désormais d’un arrêt spécial.

Bien avant l’annonce de cette mesure, une source précise que les voyageurs de sites de ce tronçon ne disposant pas de gare avaient pris pour habitude d’adresser une demande d’autorisation d’arrêt train en ces lieux au ministre des Transports, qui par la suite, en cas de validation devait marquer l’accord au DG de Camrail pour application.

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Exceptionnellement, « Il arrive souvent que des sites qui n’ont pas d’arrêts intermédiaires, à l’instar des arrêts de Makono ou de Mboum vers Makak, pour des évènements précis sollicitent des arrêts de train et on leur accorde cela moyennant le ticket de paiement de transport afférant au parcours à des tarifs de gré à gré établis au niveau des gares homologuées. », martèle la source.

Arrêts fantaisistes

Avec la densification du trafic ferroviaire au Cameroun, les impacts de cette bonification se sont aggravés causant ainsi des retards important sur le respect des horaires du Train Express. « Les gens sollicitent trop les arrêts qui gènes la circulation du train. Il y a des moments où à un arrêt, il y a seulement 4 personnes qui descendent. Cette mesure est une façon de limiter ces arrêts en leur imposant le versement d’une caution de 150000 Fcfa non remboursable. Ces arrêts deviennent un peu fantaisistes. », explique une source. Cette mesure intervient au moment où les activités de Camrail vont bon train.

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Le 19 août 2023, le concessionnaire du chemin de fer camerounais a fait ses comptes sur une durée de 24 ans depuis 1999, date de début de ses activités, à l’issue de la visite d’une délégation de la Commission de la production et des échanges de l’assemblée nationale. Camrail a affirmé avoir injecté 288 milliards de Fcfa dans les infrastructures ferroviaires pendant cette période.  

Pour l’heure, l’entreprise multiplie les initiatives pour développer le secteur ferroviaire au Cameroun, en novembre dernier, Camrail a annoncé un investissement de 3,3 milliards de Fcfa pour réhabiliter la voie ferrée. Dans son agenda 2024, la Camrail va recevoir le 3e congrès africain sur le numérique ferroviaire du 28 au 30 mai prochain sur le thème « le digital, un défi pour booster la chaine de valeur ferroviaire ».

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