A la UnePolitiques Publiques
A la Une

Transformation du bois : l’État veut mettre en place la zone économique spéciale d’Edéa en 2023

L’information a été relevée par le Premier ministre lors de son passage devant les députés pour présenter le Programme économique et financier.

Le 25 novembre 2022, le Premier ministre, chef du Gouvernement Joseph Dion Ngute, a présenté aux députés le Programme économique et financier de l’exercice 2023. Parmi les projets à mettre en œuvre au durant de cette année, Joseph Dion Ngute annonce « dans le secteur des mines, de l’industrie et du développement technologique, les efforts du Gouvernement seront articulés autour de : la mise en place de la Zone Economique Spéciale pour la transformation du bois à Edéa…», a-t-il indiqué dans son discours de circonstances.

Lire aussi : Cameroun : les exportations de bois en grumes ont généré 95 milliards en 2021

Selon le décret présidentiel signé le 17 avril 2019, une zone économique est un espace constitué d’une ou plusieurs aires géographiques viabilisées, aménagées et dotées d’infrastructures, en vue de permettre aux entités qui y sont installées de produire des biens et des services dans les conditions optimales. Sont concernés ici : des zones agricoles, artisanales, commerciales, franches, agropoles, des technopoles, des complexes touristiques, etc. Pour ce qui est de la filière bois quatre sites sur l’étendue du territoire ont été présélectionnés pour installer des unités de transformation dès janvier 2022. Il s’agit des villes d’Edéa et Douala dans la région du Littoral, de Kribi au Sud et de Bertoua à l’Est.

L’on comprend donc avec cette annonce du Premier ministre, que l’heure est à la matérialisation de ce projet. Pour ce site précis, l’on se souvient que le ministère des Mines, de l’industrie et du développement technologique (Minmidt), annonçait avoir déjà trouvé un partenaire financier. « Deux sites ont été identifiés à Edéa [région du Littoral] et Bertoua [région de l’Est] et un partenaire technico-financier (African Finance Corporation-AFC) a été identifié. Ces actions s’inscrivent dans le prolongement des engagements pris par les États de la Cemac qui a entériné l’interdiction de l’exportation des bois sous forme de grume dès janvier 2023 », relayait le site d’informations Investir au Cameroun dans un article datant du 1er décembre 2021 et qui citait le Minmidt. Et le journal poursuit en disant « si les parties tombent d’accord, ces deux ZES seront parmi les premières du Cameroun ».

Lire aussi : Zone Cemac : l’interdiction d’exportation de bois sous forme de grumes reportée à une date ultérieure

Cette décision traduit ainsi la volonté du Cameroun à vouloir développer son industrie locale de transformation du bois, qui est encore très faible. Ceci en amont de l’interdiction d’exportation du bois sous forme de grumes arrêtée par les chefs d’Etats de la Cemac et qui devrait entrée en vigueur prochainement. Selon les statistiques fournies par le ministère des Forets et de la faune : « environ 227 unités de transformation du bois sont opérationnelles sur l’ensemble du territoire national. Parmi elles, 205 (soit 90%) se limitent à la première transformation (débités et placages), 19 (soit 9%) à la deuxième transformation (bois massif reconstitués, lambris, parquets) et 3 (soit 1%) à la troisième transformation (panneaux, portes, fenêtres, lamellés collés et tous autres produits finis prêts à l’emploi », avait-il confié dans une interview accordée au quotidien bilingue Cameroon tribune

Lire aussi : Cameroun: 15,3 milliards de pertes annuelles avec l’interdiction du bois sous forme de grumes

Comme autre action déjà déployée par le pays pour développer son industrie on a notamment l’augmentation à 60% de la taxe sur l’exportation de bois sous forme de grumes contenue dans le projet de loi de finance pour l’exercice 2023, la mise sur pied d’une industrie de transformation du bois à l’Est, etc.

Afficher plus

Articles similaires

Bouton retour en haut de la page