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Transport aérien : 59 compagnies africaines black-listées de l’Union européenne

Deux pays de l’espace Cemac, le Congo et la Guinée équatoriale comptent sept transporteurs dans ce classement. La RDC fait office de maillot jaune avec 13 transporteurs.

Les dernières statistiques de l’Association du transport aérien international (IATA) sur la situation du transport aérien en 2023 dans le monde viennent d’être rendues publiques. Le nombre d’accidents d’avions repertoriés en 2022 s’établit à 39 dont cinq mortels. Sur un an, affirme une source citée par le journal français Le Figaro, ce chiffre est en baisse sans plus de précision. Ce qui a amené l’Agence de la sécurité aérienne de l’Union européenne (AESA), à mettre à jour, au regard du nombre d’anomalies constatées dans les aéronefs qui atterrissent dans les aéroports européens, la liste des compagnies aériennes soumises à une interdiction d’exploitation ou à des restrictions opérationnelles au sein de l’Union européenne.

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Au final, la liste de l’AESA comprend 129 compagnies aériennes interdites de vol dans le ciel européen, contre 118 l’année précédente. Parmi ces compagnies, l’Afrique compte plus de 59 transporteurs black-listés. Parmi les plus gros contingents africains, l’on compte la RDC avec 13 compagnies, le Soudan (12), la Lybie (10) et l’Angola (7). En cause : des problèmes de sécurité identifiés par l’Agence européenne.

En Afrique centrale, le Congo Brazzaville voit la quasi-totalité de sa flotte interdite d’exploitation de l’espace européen. Canadian Airways Congo, Equaflight Services, Equajet, Trans Air Congo et même la récente Société Nouvelle Air Congo ne peuvent plus voler vers les destinations européennes.

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Les compagnies Ceiba Intercontinental et Cronos Airlines de Guinée équatoriale, ont elles aussi été interdites de survoler l’espace aérien européen. Du coup, il ne reste plus à la sous-région que Cameroon Airlines, la compagnie publique camerounaise, mais dont la taille et la qualité de la flotte ne permettent pas d’effectuer des vols à destination de pays européens. Le Tchad, la RCA, le Gabon n’en avaient déjà plus à même de se positionner sur le segment international.

L’on constate également que presque tous les pays africains présents dans cette liste voient l’intégralité de leurs compagnies aériennes punies par l’AESA. Il s’agit de l’Erythrée, de Djibouti, la RDC, le Congo, la Guinée équatoriale, le Libéria, la Lybie, Sao Tome ou encore le Soudan. Seule l’Angola sauve deux transporteurs notamment TAAG Angola Airlines et Heli Malongo.

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Selon l’AESA, ces compagnies sont frappées en raison des carences constatées dans l’entretien et la maintenance des aéronefs. Entre autres défaillances, l’on peut citer l’existence avérée de lacunes sur la sécurité; l’utilisation d’appareils obsolètes et mal entretenus ; le refus ou l’impossibilité d’une compagnie aérienne de mettre un terme à ses défaillances à court terme ; le refus ou l’impossibilité d’une autorité de l’aviation civile étrangère de faire appliquer les normes internationales de sécurité à ses transporteurs nationaux ; l’existence d’une interdiction de vol dans un Etat tiers ; les rapports d’audits établis par des Etats tiers ou des organisations internationales. Mais, la porte reste ouverte à l’exploitation du ciel européen au cas où ces défaillances venaient à être corrigées.

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