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Transport aérien : Fly Air Gabon réalise son premier investissement en devenant actionnaire d’Afrijet

A travers cette prise de participations, la holding récemment créée par l’Etat pour repositionner le secteur public sur le marché du transport aérien national et international, entend davantage développer les liaisons domestiques sous la marque Fly Gabon.

Publiée mercredi 13 mars 2024 à 15:10:34Modifiée vendredi 3 mai 2024 à 12:12:25Temps de lecture 4 minPar Simon Pierre Mbarga

Signature de 56% des parts d’Afrijet en présence du président de Transition Gabonais.
Signature de 56% des parts d’Afrijet en présence du président de Transition Gabonais.

Afrijet, entreprise gabonaise qui se présente comme la première compagnie aérienne de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac), a annoncé le 13 mars 2024, avoir cédé une partie de ses actions à l’Etat gabonais, à travers Fly Air Gabon, la holding publique récemment créée. Selon Afrijet, cette prise de participations de l’Etat gabonais dans cette compagnie aérienne privée vise principalement à développer les liaisons domestiques, sous la marque Fly Gabon.

Lire aussi : Transport aérien : la RCA ouvre son ciel au gabonais Afrijet

Le communiqué publié par Afrijet à la suite de son alliance avec Fly Air Gabon reste muet aussi bien sur le montant de la transaction que sur la nouvelle géographie du capital de cette compagnie aérienne, et même sur les implications que pourraient avoir la nouvelle configuration du capital sur la dénomination de l’entreprise.  Au surplus, Afrijet, dont le communiqué est signé « Afrijet Fly Gabon », indique simplement que « la compagnie aérienne transformera ses statuts pour évoluer en société anonyme avec conseil d’administration et directeur général, doté d’une gouvernance capitalisant sur les principes de management privé ».

Selon les parties, cette alliance capitalistique répond à quatre objectifs stratégiques. A savoir, « s’appuyer sur les savoir-faire et les compétences gabonaises pour développer le pavillon national, sous la marque Fly Gabon ; desservir l’ensemble des provinces du Gabon, au fil du déploiement du plan de remise au standard des aéroports du Gabon ; développer la desserte internationale, au travers de l’acquisition d’appareils de type moyen porteurs ; contribuer à la baisse du prix du billet sur le territoire national, afin de favoriser la mobilité des Gabonais et des Gabonaises ».

Lire aussi : Transport aérien : Afrijet inaugure une nouvelle liaison au Gabon

Grâce à l’arrivée de la holding publique Fly Air Gabon dans son capital, Afrijet, qui opère déjà avec une flotte composée de six aéronefs, pourrait bientôt bénéficier de nouvelles acquisitions. En effet, dans le cadre de la préparation du retour de l’Etat gabonais sur le marché du transport aérien, après la faillite d’Air Gabon, le ministre gabonais des Transports, Dieudonné Loïc Ndinga Moudouma, et des techniciens de l’Agence nationale de l’aviation civile (ANAC), sont récemment allés à la rencontre des responsables de ATR (Avions de transport régional). Il s’agit d’une entreprise spécialisée dans la construction d’avions turbopropulseurs pouvant transporter 48 à 78 personnes. Objectif de cette mission, indiquent certaines sources au sein du pouvoir au Gabon, l’achat par l’Etat gabonais de deux aéronefs de type ATR, c’est-à-dire les mêmes constituant actuellement la flotte d’Afrijet.

Lire aussi : Gabon : Air France et Afrijet s’allient pour un titre de transport unifié

Le retour de l’Etat gabonais sur le marché du transport aérien avait été annoncé le 31 décembre 2023 par le président de la transition, le général Brice Clotaire Oligui Nguema, dans son discours de fin d’année à la nation. Le numéro 1 gabonais avait indiqué que ce retour se ferait par le biais de la création d’une nouvelle compagnie aérienne, à opérationnaliser avant la fin de la transition en 2025. L’alliance capitalistique entre Fly Air Gabon et Afrijet laisse penser que les autorités gabonaises ont peut-être finalement abandonné l’idée de la mise en place d’une entreprise neuve, pour lui préférer une prise de participations dans une compagnie existante. Quitte à en prendre totalement le contrôle, en rachetant des parts majoritaires.

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