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Le programme économique du FMI ralentit le BIP 2018 des acteurs du transport routier à se conformer aux règlements qui régissent le secteur d’ici décembre 2020. Les administrations en charge de la fiscalité sont aussi appelées à relever le niveau de présence sur les routes, tandis que celles en charge de la qualité des véhicules devront empêcher la circulation des véhicules ayant des défaillances techniques. Réaction Les acteurs du transport dit clandestin ne restent pas sans réagir. Surtout qu’ils accusent le Premier ministère d’empêcher de réglementer certains sous-segments comme celui des véhicules de moins de 10 places. « C’est bien beau de parler de lutte contre le transport clandestin, mais il faudrait que chacun à son niveau, joue véritablement son rôle », a déclaré Prosper Aimé Essomba. D’après le président du Syndicat national des chauffeurs de transports péri-urbain et rural du Cameroun (SYNCTRAPURCAM), le gouvernement refuse de reconnaître, depuis 2015, ce secteur d’activité. « Quand on parle de transport clandestin, le secteur le plus pointé est le périurbain et rural, pourtant nous ne sommes que partiellement accepté par le gouvernement. L’activité par cars de 11 à 30 places est reconnue, tandis que celle par véhicules de moins de 10 places fait encore problème », explique-t-il. Pour l’heure, les transporteurs devront attendre la mise en œuvre de certaines actions annoncées, la modification de la loi sur les professions de transporteur routier et d’auxiliaire de transport routier, l’institution du port obligatoire d’un badge d’identification par tous les conducteurs de mototaxis et autres véhicules utilisés à des fins commerciales, la fixation des conditions et modalités d’exploitation des tricycles à titre onéreux, etc.

