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Alors que les perspectives d’un retour du train sur la ligne ferroviaire Yaoundé-Douala sont plus que floues et que le Plan directeur ferroviaire national adopté en 2011 n’a pas véritablement commencé à être mis en œuvre, des interrogations fusent ces derniers temps au sujet du projet de construction de la première ligne de train à grande vitesse (Tgv) du Cameroun, annoncé depuis sept ans par le milliardaire français Vincent Bolloré, qui détient 77,4% des parts de Camrail, l’exploitant du chemin de fer camerounais depuis 1999. Au sortir d’une audience avec le président de la République, Paul Biya, le 15 mai 2012 à Yaoundé, l’investisseur annonce en grande pompe qu’il réalisera ce projet dans un délai très court, soit 12 mois à compter de la date de l’annonce. Sept ans après, le projet sombre dans l’oubli.
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Par contre, le concessionnaire qui manquerait de trésorerie depuis la catastrophe d’octobre 2016 a fait part à l’Etat de sa volonté de réhabiliter 11 de ses voitures cinquantenaires héritées de l’ex-Régie nationale des chemins de fer du Cameroun (Regifercam), à condition que celui-ci débloque en sa faveur 1,2 milliards de Fcfa. Autre engagement pris mais jamais respecté depuis près de 10 ans par l’opérateur français, c’est le financement des travaux d’extension du chemin de fer Yaoundé-N’Djamena (Tchad) à partir de Ngaoundéré, pour un investissement d’environ 1400 milliards de Fcfa. L’étude de faisabilité y relative a depuis été réalisée, mais le sujet n’est plus du tout évoqué lors des échanges entre les différentes parties prenantes.

