Politiques Publiques

Transport interurbain : Ces agences de voyages récalcitrantes

Malgré les rappels à l’ordre du ministre des Transports, elles rechignent toujours à se conformer à se mettre en règle par rapport à la réglementation en vigueur.

Elles sont donc au nombre de six, les agences de voyages qui n’ont pas cru devoir se conformer à la réglementation en vigueur. Celles-ci demeurent suspendues de toute activité de transport interurbain, selon un communiqué publié récemment dans les colonnes du quotidien à capitaux publics, Cameroon tribune. Il s’agit des agences Alliances voyages, Charité voyages et Fako travellers. Par contre, les agences de voyages Elegance du Noun, Butrans Voyages et super Grand Mifi Plus voyages qui ont procédé à la régularisation de leur situation administrative respective, sont par conséquent autorisées à reprendre leurs activités sur toute l’étendue du territoire national. En effet, le Mintransp annonçait le 10 juillet 2018, à l’opinion nationale en général et aux opérateurs de transport routier interurbain en particulier, la suspension des agences de voyages Charité voyages, Elegance du Noun, Alliance voyages, Super Grand Mifi Plus voyages, Fako Travellers et Butrans voyages.

Ces six compagnies de transport de personnes faisaient partie des 32 qui avaient été épinglées par un audit des services techniques du Mintransp au mois d’août 2017.

Cet audit avait révélé que ces compagnies de transport de personnes exerçaient leurs activités sans agrément, situation qui s’apparente à la pratique du transport clandestin, de l’avis du Mintransp. Un premier délai d’un mois leur avait été donné pour se conformer à la réglementation en vigueur, et au terme de ce délai, certaines avaient régularisé leur situation. Dans une approche pédagogique, explique-t-on au Mintransp, un délai supplémentaire d’un mois avait été accordé aux promoteurs desdites compagnies, sans qu’ils ne daignent se conformer.

Fermeture des terminaux

Le Mintransp avait donc donné un dernier ultimatum de quinze jours à ces compagnies de transport pour se conformer à la réglementation, faute de quoi, il sera procédé à la fermeture de leurs terminaux de transport respectifs, jusqu’à régulation de leur situation. Comme le relevait Divine Mbamone Nkendong, directeur des transports routiers au Mintransp, « au sein du ministère des Transports, il y a une brigade de sécurité qui effectue des descentes sur le terrain pour contrôler la conformité des agences de voyage. Il s’agit d’une activité quotidienne. Car pour fonctionner, il faut avoir un agrément avant d’ouvrir une agence de voyage. Il faut savoir qu’une licence ne donne accès qu’à la profession de transporteur. Mais après l’obtention de la licence, il faut demander un agrément. Avant d’obtenir cet agrément, le ministère procède à une inspection du site, des infrastructures, des véhicules, des casiers judiciaires des gérants… Pour les conducteurs, il faut un plan de travail afin que le ministère sache s’il y a des systèmes de rotation… ».

Il convient de relever que le désordre qui prévaut dans le domaine du transport interurbain au Cameroun est l’une des causes de nombreux morts sur les routes. Pour les huit premiers mois de l’année 2017 par exemple, l’on a enregistré 4190 accidents de la circulation dont 179 mortels, 784 corporels et 3227 matériels. Le mois d’août 2017 à lui seul avait faut un total de 626 accidents toutes catégories confondues, dont 34 mortels, 79 corporels et 513 matériels.

Par Blaise ESSAMA

La Rédaction EcoMatin

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