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Transports : les ambitions du gouvernement de transition pour le chemin de fer gabonais

Selon le Plan national de développement pour la transition (PNDT), élaboré par le pouvoir en place depuis le renversement d’Ali Bongo, le début de l’exploitation de certains gisements de fer nécessite la construction de 340 Km de voie ferrée, en vue de doper les capacités du fret ferroviaire attendues à 29 millions de tonnes en 2032. Il est également prévu d’améliorer l’offre voyageur et la maintenance des infrastructures.

Au Gabon, le gouvernement de transition envisage de développer un projet de construction d’une nouvelle ligne de chemin de fer, longue de 340 Km. En effet, le Plan national de développement pour la transition (PNDT), qui sera déroulé sur la période 2024-2026, révèle qu’« avec le début de l’exploitation des gisements de fer de Bélinga, dans l’Ogoué-Ivindo, de Baniaka, dans le Haut-Ogoué, et de Milingui, dans la Nyanga, la conception et le développement de la nouvelle ligne Komo Ogoué Railways de 340 Km, qui aura pour principale orientation l’acheminement du minerai de fer et de la production industrielle du bois, s’avère nécessaire ».

A l’observation, la ligne de chemin de fer en projet, qui viendra s’ajouter aux 648 Km de voies existantes, constituera une avancée vers l’augmentation des capacités du fret ferroviaire, que les autorités gabonaises projettent de porter à 29 millions de tonnes dès l’année 2032. Il s’agit d’une projection bien ambitieuse, dans la mesure où, selon le PNDT, le fret ferroviaire au Gabon a cumulé à 581 000 tonnes de marchandises en 2022 (grumes, bois débités, sucre, conteneurs, hydrocarbures…), compte non tenu des produits issus de l’exploitation minière.

Au demeurant, les ambitions du gouvernement de transition ne se limitent pas au développement de nouveaux projets de construction de voies ferrées, dans le but d’augmenter le fret. Il est aussi question de doper les capacités de transport des personnes voyageant par train. Dans cette optique, le PNDT annonce « le désenclavement des provinces », l’acquisition d’une nouvelle rame voyageurs « sur fonds propres, avec en toile de fond l’amélioration du confort des passagers ». Ajoutés à la digitalisation des services d’achat des titres de transport, les investissements annoncés dans le matériel roulant devraient permettre, selon les projections officielles, de porter les capacités de transport des passagers de 260 000 personnes en 2022, à 330 000 en 2026, après les 300 000 passagers transportés en 2023.

Coté maintenance et développement des infrastructures, les ambitions du gouvernement de transition ne sont pas des moindres. « Le gouvernement entend restaurer durablement la capacité de transport du réseau en sécurisant la voie, en améliorant l’infrastructure, en renouvelant le rail et les traverses en bois. De plus, dans le souci d’augmenter les capacités de transport, il est prévu le prolongement des voies dans 10 gares, la création des voies supplémentaires dans quatre gares, et la modernisation des équipements de signalisation », souligne le PNDT.

Tous ces investissements, s’ils sont réalisés, contribueront certainement à renforcer la place stratégique qu’occupe dans l’économie gabonaise le transport ferroviaire, dont le chiffre d’affaires annuel dépasse 100 milliards de FCfa, selon les chiffres contenus dans le PNDT. Selon le même document, le secteur du transport ferroviaire au Gabon c’est également 1 770 salariés, et environ 3 070 trains mis en circulation chaque année, grâce à un linéaire de 648 Km de chemin de fer.

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