A la UneLégislatives municipales 2020

Une des factions de l’UPC renonce aux élections législatives et municipales

Selon la branche conduite par Dr Baleguel Nkot Pierre, sa participation au double scrutin est désormais conditionnée par la réhabilitation de toutes les listes qu’elle a présentées aussi bien pour les Législatives que pour les Municipales.

Les élections législatives et municipales du 9 février prochain se feront sans l’Union des populations du Cameroun (UPC), du moins la faction conduite par le secrétaire général Dr Baleguel Nkot Pierre, qui se déclare la seule « légale et légitime ». Dans une lettre, en date du 6 janvier adressée aux membres des différentes instances du parti, il fait savoir que « l’Union des populations du Cameroun renonce à participer au double scrutin du 9 février sauf à voir rétablir, dans les meilleurs délais, toutes les listes investies par la direction légitime et légale élue au congrès des 6, 7 et 8 octobre 2017 et incarnée par son secrétaire général Dr Pierre Baleguel Nkot ».


Lire aussi : Législatives : le Conseil constitutionnel statue sur le recours des candidats


La décision a été prise le 22 décembre dernier, apprend-on, au terme d’une réunion extraordinaire du Bureau politique, élargie aux coordinations régionales, départementales, aux sections, aux mandataires et aux têtes de listes. Ce parti politique avait déposé des listes dans plusieurs circonscriptions électorales. Pour les Législatives, le Nyong et Kelle, la Sanaga Maritime, le Wouri-Est, le Mfoundi, le Mbéré et la Haute Sanaga ; et pour les Municipales, plusieurs arrondissements disséminés dans trois régions à savoir le Littoral, le Centre, et le Sud.

Ces listes avaient d’abord été disqualifiées par Elections Cameroon (Elecam), institution en charge de l’organisation technique des élections dans le pays. Et pour cause, une autre faction UPC, conduite par le député Bapooh Lipot avait également présenté des listes. Ce qui avait conduit à des doublons que ne pouvait laisser passer Elecam.

Dr Pierre Baleguel Nkot explique que dans la perspective de réhabilitation de ces listes, des recours ont été introduits auprès du Conseil constitutionnel pour les Législatives et des tribunaux administratifs pour les Municipales. Les listes du Nyong et Kelle pour les Législatives ont été rejetées, les autres étant réhabilitées. Mais, dans le même temps, la liste présentée par la faction Bapooh Lipot dans le Wouri-Sud a été réhabilitée. Pour les Municipales, toutes les listes ont été rejetées par les tribunaux administratifs.

L’UPC « légale et légitime » s’offusque donc de ce qu’elle a épuisé toutes les voies républicaines et administratives pour que la situation soit arbitrée, sans succès. Même les voies judiciaires n’ont rien donné. Encore que la plainte déposée dans les tribunaux administratifs pour faire annuler la nomination, par le ministre de l’Administration territoriale (Minat), d’un secrétaire général de l’UPC n’a pas prospéré depuis plus d’un an.

Autant de raisons qui poussent l’UPC dite « légale et légitime » de poser ces préalables à sa participation au double scrutin prévu le 9 février. « Le parti politique UPC prend à témoin l’opinion nationale et internationale quant à cette option de créer le désordre au sein du parti historique et invite le gouvernement, ainsi que toutes les institutions impliquées, à assumer les conséquences, la désolation et le désarroi de ce retrait de l’UPC du processus électoral en cours… »

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