A la UneConjoncture

Vers un nouveau glissement de date de la Can 2021

Le Comité exécutif de la CAF en réunion jeudi dernier au Caire a annoncé qu’en raison des conditions météorologiques camerounaises, les dates de la CAN 2021 seront décidées conjointement par l’instance faitière et le pays hôte.

Et si la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) revenait à l’ancienne formule à savoir en janvier ? Alors que la reine des compétions sur le continent se joue désormais entre les mois de juin et juillet, la Confédération africaine de football (CAF) envisage très sérieusement de revoir ses plans pour l’édition 2021 qui aura lieu au Cameroun. En réunion jeudi 21 novembre 2019 au Caire, sous la présidence d’Ahmad Ahmad, le Comité exécutif de la CAF a adopté une importante résolution relative à cette compétition que doit organiser le Cameroun.

L’instance faitière du football africain a évoqué « qu’en raison des conditions météorologiques, les dates de la CAN 2021 seront décidées conjointement par la CAF et le pays hôte ». Le Cameroun, pays organisateur de la compétition est souvent confronté à de fortes périodes de pluie les mois de juin/juillet.

Et s’il est vrai que juin-juillet correspond à la saison des pluies au Cameroun, l’argument météorologique apparaît bien faible. Il était surtout connu depuis longtemps. L’annonce par la FIFA au début du mois d’une nouvelle Coupe du monde des clubs aux dates de la CAN pèse d’un tout autre poids. Il est donc question pour la CAF de ne pas faire ombre au nouveau format du mondial des clubs en juin/juillet 2021 décidé par la FIFA et ce à la même période que la CAN.

Alors que l’Égypte vient d’accueillir la première CAN en juin/juillet 2019, une première en plus de 60 ans d’histoire, la suivante va devoir se refaire une place au soleil dans un calendrier surchargé. Est-ce un retour vers la CAN au mois de janvier qui s’annonce ? Ou une nouvelle saison sera-t-elle sortie du chapeau ? Seule certitude en attendant : le Cameroun accueillera le CHAN du 4 au 25 avril 2020.

Au cas où cette nouvelle disposition des dates de la Can prend effet, elle devra renforcer les défis auxquels les autorités camerounaises sont confrontées au sujet de la livraison des infrastructures devant abriter l’évènement. Outre les hôtels, les routes et les infrastructures générales, c’est surtout l’avancée des stades qui inquiète tout observateur. Les stades Paul Biya d’Olembé (60 000 places) et Roumdé Adjia (30 000 places) ne sont pas encore livrés.

Articles Liés