Pour l’exercice 2026, le gouvernement de la République du Congo a décidé de réduire les taxes à l’importation sur une série de produits alimentaires de grande consommation. La mesure a été rendue publique le 9 février 2026 par le Ministère des Finances, du Budget et du Portefeuille public. Elle s’inscrit « dans le cadre de la lutte contre la vie chère et en application des dispositions de la loi n°42-2025 du 31 décembre 2025 portant loi de finances pour l’année 2026 ».
lire aussi : Congo : le gouvernement suspend la TVA sur les denrées alimentaires pour un an
Selon la circulaire ministérielle, les produits concernés, désormais classés comme biens de première nécessité, bénéficient « du taux réduit à 5 % du droit de douane et de l’exonération ou du taux réduit à 5 % de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA), à l’exception de la redevance informatique et des taxes communautaires ». La liste comprend notamment le riz, le maïs, le blé, le lait, le poisson de mer congelé et salé, la viande et les abats comestibles, l’huile de palme ainsi que le sel.
Lire aussi : Congo : le gouvernement table sur un budget 2026 en légère baisse à 2 501 milliards FCFA
Cette décision intervient dans un contexte de tensions persistantes sur les prix alimentaires, bien que l’inflation reste contenue à 3%. Si la mesure est globalement saluée dans le milieu des affaires, des craintes subsistent quant à son impact réel sur les prix à la consommation. Certains acteurs redoutent que les avantages fiscaux accordés ne soient pas intégralement répercutés sur les prix de vente, voire qu’ils servent à alimenter des opérations de réexportation à des fins spéculatives. Pour prévenir ces dérives, le gouvernement a clairement indiqué dans la circulaire que « les produits énumérés ci-dessus sont interdits d’exportation ou de réexportation ».

