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Yaoundé : l’Etat débloque en moyenne 30 milliards par an pour accompagner la mobilité urbaine

Malgré ce lourd investissement, la mobilité fluide reste préoccupante. On mise désormais sur le projet « Yaoundé Cœur de Ville » pour décongestionner la cité capitale.

Publiée mardi 17 octobre 2023 à 14:32:29Modifiée vendredi 27 octobre 2023 à 12:25:46Temps de lecture 4 minPar Marius Zogo

Route Oyom-Abang-Nkolbisson
Route Oyom-Abang-Nkolbisson

« En 2015, l’Etat a mis 28,22 milliards de F en termes d’investissement et d’entretien, 3,57 milliards de F. Pour 2016, c’est un montant de 40 milliards de F qu’il a investi et 4,88 milliards dans l’entretien des routes. En 2017, c’est 17 milliards qui ont été débloqués pour la construction et 3,58 pour l’entretien. Enfin, en 2018 ; 15,51 milliards pour l’investissement et 5,52 milliards de F pour l’entretien ; Ce qui fait une moyenne annuelle de 25,34 milliards de Fcfa que l’Etat met en termes d’investissement et 4,37 milliards de F d’entretien, pour accompagner la mobilité par an dans la ville de Yaoundé ». Ces chiffres sont de Jean Patrick Mfoulou Elugu, le chef de la cellule des études, de la planification et de la prospective à la Communauté urbaine de Yaoundé(CUY) dans une interview accordée à Cameroon Business Today.

Lire aussi : Mobilité urbaine: après l’échec du tramway, le gouvernement annonce la construction d’un téléphérique à Yaoundé

Malgré ces sommes colossales, la mobilité urbaine se pose toujours avec acuité dans la cité capitale. Qu’est-ce qui coince donc alors que les fonds sont régulièrement débloqués ? Aucune partie impliquée ne souhaite clairement se prononcer sur l’affaire. Dans cette perplexité, peut-être faudrait (encore) savoir comment sont appliquées les compétences assignées aux communes, aux régions, aux communautés urbaines dans le Code général des Collectivités territoriales décentralisées(CTD).

Lire aussi : Autoroute Yaoundé-Nsimalen : des propriétaires d’immeubles situés sur le tracé de la section urbaine bloquent le projet

Sur le terrain, les mêmes problèmes semblent revenir au fil des ans. En l’occurrence, si le phénomène d’embouteillages peut être attribué à la démographie galopante (environ 4 millions d’habitants), le mauvais état des routes ne facilite surtout pas la mobilité urbaine. Pour preuve, en juin dernier, la ministre de l’Habitat et du développement urbain(Minhdu) Célestine Ketcha Courtes a émis un besoin de 13,5 milliards pour boucher les nids-de-poule à Yaoundé avec une disponibilité de 1 milliard de Fcfa pour 2023.

Lire aussi : Autoroute Yaoundé-Nsimalen : des incertitudes persistent sur le démarrage effectif de la section urbaine

Autant dire que les stratégies mises sur pied jusque-là pour décongestionner la capitale politique n’ont pas porté de fruits. D’où le projet « Yaoundé-Cœur de ville » co-financé par le fonds du Contrat de désendettement et de développement (C2D) et le Cameroun à hauteur de 54,7 milliards de F. Annoncé pour être démarré en 2024, il sera certainement un début de solution en attendant la construction de la section urbaine de l’autoroute Yaoundé-Nsimalen ou encore le téléphérique.

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