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Zone Cemac : les comités d’origine fonctionnels d’ici fin décembre

L’une des principales inquiétudes des autres pays de la sous-région, c’est de voir le Cameroun, qui dispose d’un accord de libre-échange avec l’Union européenne, devenir un pays de réexportation.

Quelques mesures prioritaires en vue d’une réelle intégration physique, commerciale et l’accélération des réformes structurelles, arrêtées lors de la récente session extraordinaire du Comité de pilotage (Copil) du Programme des réformes économiques et financières de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (Pref-Cemac) : « mettre en place et faire fonctionner d’ici à la fin de l’année 2019, tous les comités nationaux de l’origine afin que tous les produits d’origine Cemac puissent être identifiés » ; « lever, d’ici à décembre 2019, toutes les barrières et entraves au commerce à l’intérieur de la sous-région » ; et « initier le processus de construction, d’ici à la fin de l’année 2020, des cinq postes-frontières identifiés ». Depuis quelques mois, la Commission de la Cemac que préside le Gabonais, Daniel Ona Ondo est à pied d’œuvre pour l’élaboration d’un annuaire des produits d’origine Cemac.


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Dans le secteur des produits du cru, le Cameroun a déjà été identifié comme un grand producteur potentiel de la viande bovine et de la volaille. Les chiffres officiels font d’ailleurs état de ce que, sur la période 2011-2016, la production de viande sur le territoire camerounais a progressé de 9,78%. Elle était ainsi passée de 313 000 tonnes à 344 000 tonnes. Il est talonné dans le secteur bovin par le Tchad. La Guinée Equatoriale, elle, est réputée dans la production du poisson, tandis que le Congo et le Cameroun (une fois encore) connaissent un boom spectaculaire dans le secteur de la cimenterie. Puissance économique naturelle de la sous-région, le Cameroun est déjà également positionné dans le secteur des oléagineux (savons et huiles végétales), dont les produits sont livrés non seulement dans l’ensemble des pays de Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (Ceac), mais également dans les deux Soudan. Seulement, il enregistre depuis quelques années un déficit structurel de la production d’huile de palme brute d’environ 160.000 tonnes.


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L’une des urgences de la mise en place des comités nationaux de l’origine au sein de  la Cemac, voire de la Ceac, c’est l’existence depuis trois ans entre le Cameroun et l’Union européenne, de l’Accord de partenariat économique (Ape). L’accord de libre-échange régional n’ayant pas encore abouti, les autres pays de la communauté redoutent que le Cameroun qui importe les produits de toutes sortes de l’Union européenne en franchise de douane, ne se mette à inonder les autres marchés de la Cemac en y réexportant les produits européens.

 

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