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Du 20 au 22 avril dernier, la secrétaire exécutive de la Commission économique des Nations Unies pour l'Afrique (Cea), l’économiste de nationalité camerounaise, Vera Songwe, en visite officielle au Cameroun, a plaidé auprès des autorités pour que le pays joue un rôle de premier plan dans la ratification de l’Accord sur la Zone de libre-échange continentale africaine, tout en accélérant la diversification de son économie et surtout, en développant l’économie numérique. « Avec la Zlec, les marchés vont s’ouvrir, la demande de biens et de services d’autres parties du continent augmenteront, et vous aurez la possibilité d’améliorer l’offre, pour un revenu qui contribuerait à parvenir à une croissance à deux chiffres, décisive pour l’émergence du Cameroun », a-t-elle expliqué lors d’un débat l’Institut des relations internationales du Cameroun (Iric). L’avantage qu’offre cet accord, a-t-elle poursuivi, réside dans le fait qu’il permet aux pays de se spécialiser dans leurs domaines de compétitivité et d’exporter de manière rentable vers leurs voisins immédiats et même vers les pays plus éloignés. «La moitié de la viande de poulet consommée en Afrique provient du Brésil parce que nous ne produisons pas assez de céréales nécessaires pour l’élevage toute l’année», a développé Vera Songwe. Qui pense qu’avec cet accord, le Cameroun pourrait facilement importer du maïs du Botswana, hors saison et inversement.
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Pour mémoire, la Zlec représente potentiellement un marché de 1,2 milliard de consommateurs, pour un Produit intérieur brut (Pib) de 2500 milliards Fcfa. Pour le moment, seuls 22 pays ont ratifié cet accord commercial qui prévoit un important abaissement des droits de douane et vise à doper, sur les 10 premières années, les échanges intra-africains de 15% à 25% du commerce total du continent.

