Le ministère de l’Élevage, des pêches et des industries animales a publié le 26 mars 2025, la liste provisoire des entreprises ayant obtenu la licence de pêche industrielle côtière pour l’exercice 2025 au Cameroun. Ce sont donc 27 entreprises qui ont reçu cette pièce officielle qui « ne leur donne l'autorisation qu’à pêcher dans les eaux territoriales du Cameroun », indique Dr Elie Badai, chef de la Brigade de contrôle et de surveillance des activités de pêches au Cameroun, dans sa note.
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Les navires autorisés à exercer dans les eaux camerounaises devront pêcher du poisson et des crevettes. « Les produits de cette pêche doivent être débarqués obligatoirement dans les ports d’attache», renchérit ce cadre du Minepia. Notons à cet effet, que les produits issus de cette pêche contribuent à renforcer la demande locale en poissons du pays estimée à 500 000 tonnes par an. Ainsi dit, pour l’année 2023, selon les données du Minepia ce sont 19 157 tonnes de poissons qui ont été pêchées dans les eaux territoriales contre 14 929 tonnes en 2022, soit une hausse de 4 228 tonnes (28%).
Il convient de préciser que la divulgation de cette liste de navires de pêche est une opération annuelle qui s’arrime à la charte mondiale pour la transparence des pêches. Mais celà participe aussi de la volonté des autorités de lutter contre la pêche illicite non-légale et non réglementée (INN) qui a des conséquences sur l’économie du pays. Selon ce département ministériel, le Cameroun perd 20 milliards de Fcfa par an à cause de la pêche illégale et illicite.
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