La Société africaine forestière et agricole du Cameroun (Safacam) a terminé le premier semestre 2024 avec un chiffre d’affaires de 15,5 milliards de Fcfa. D’après le rapport financier semestriel de la filiale de la Luxembourgeoise Société financière des caoutchoucs (Socfin), ces chiffres ont bondi de 15% en glissement annuel soit 13,5 milliards de Fcfa de chiffre d’affaires à la même période en 2023.
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Le constat est le même sur les résultats des activités ordinaires qui affichent une progression de 103% soit 4,1 milliards de Fcfa au premier semestre 2024 contre 2 milliards un an avant. L’entreprise explique que ces belles performances sont attribuables d’une part « à un relèvement du prix du caoutchouc sur le marché international qui a bondi de 11%, et à la hausse de 20% de la production des verges palmiers industriels et villageois, d’autres part » peut-on lire dans ledit rapport.
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Il faut dire que ces résultats positifs interviennent après une année 2023 dans le noir. En effet, l’entreprise avait connu une chute drastique de son résultat net de 2,135 milliards de Fcfa soit 612,5 millions de Fcfa au 31 décembre 2023 comparé aux 2,747 milliards de Fcfa enregistrés en 2022. Entrainant par la même occasion une régression de 8% du chiffre d’affaires. Ces contreperformances étaient principalement dues au prix moyen du caoutchouc qui avait baissé de 21% au cours de cette année.
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Vers un second semestre moins favorable
Notons que le Cameroun vit dans une incertitude autour du prix du caoutchouc imposé par le contexte international marqué par la crise russo-ukrainienne en cours depuis le 24 février 2022 et tout récemment les rebelles Houthis qui attaquent les navires en mer rouge obligeant les compagnies pétrolières et maritimes à emprunter des itinéraires commerciaux beaucoup plus longs pour protéger leurs équipages, leurs navires et leurs cargaisons. Ce qui pousse la Safacam à être pessimiste pour la suite de l’année : « le second semestre 2024 sera moins favorable que le premier : concernant le caoutchouc, une incertitude demeure sur l'évolution des prix internationaux qui restent volatiles. Et sur le marché de l'huile de palme, la baisse habituelle de la production en fin d'année ne permet jamais d'envisager le même niveau d'activité qu'au cours du premier semestre » affirme l’entreprise.

