La ministre des Postes et Télécommunications (Minpostel), Minette Libom Li Likeng, a lancé le 16 mars dernier, un avis à manifestation d’intérêt relatif au recrutement d’un cabinet pour l’audit externe des comptes du projet Central AfricanBackbone (CAB) ou Dorsale à fibre optique d’Afrique centrale (en français), composante du Cameroun. En sa qualité de présidente du Comité de pilotage national du projet, elle voudrait principalement « obtenir l’assurance raisonnable que les états financiers pris dans leur ensemble ne comportent pas d’anomalies significatives qu’elles soient dues à la fraude ou à l’erreur ».
Dans ce sens, le cabinet adjudicataire devra « exprimer une opinion professionnelle indépendante sur la situation financière du projet, vérifier que les fonds du projet [soit 30 milliards de FCFA hormis les 5 milliards de FCFA de contrepartie de l’Etat du Cameroun, Ndlr] ont été utilisés aux fins prévues et conformément aux dispositions de l’accord de prêt/de don signé le 29 octobre 2015 à Yaoundé, entre le gouvernement camerounais et la Banque africaine de développement (BAD).
Par ailleurs, il devra « obtenir une assurance raisonnable concernant l’atteinte des objectifs du projet en s’assurant que les réalisations physiques du projet correspondent aux fonds décaissés et au calendrier des sorties de fonds (…) ; faire le rapport sur les états financiers et communiquer ses propres conclusions comme requis par les normes de l’audit ».
Globalement, le projet Dorsale à fibre optique d’Afrique centrale devrait contribuer à l’intégration régionale à travers la mise en oeuvre d’interconnexions terrestres à fibre optique entre les pays d’Afrique centrale ; réduire le coût encore trop élevé des télécommunications ; créer des emplois grâce à l’effet catalytique des Tic sur tous les secteurs d’activité ; et étendre la production des biens et services aux fins de l’avènement d’une industrie numérique dans la sous-région.

