elite_capital-15-09-2026
Breaking News
Chargement des breaking news...
App Logo
Magazine
    Bientôt disponible...
Je m'abonne
App Logo
MagazineJe m'abonne
Je m'abonne
Politiques PubliquesEecomembre

Barrage hydroélectrique : Memve’ele atterrit dans l’escarcelle de EDC

La gestion de cet aménagement sera désormais du ressort de la société de patrimoine. Un calendrier d’insertion est même déjà arrêté par la tutelle, le ministère de l’Eau et de l’Energie.

Publiée mardi 18 juin 2019 à 18:09:40Modifiée jeudi 18 novembre 2021 à 15:37:01Temps de lecture 7 minPar EcoMatin

memve'Ele ok
L’Unité opérationnelle de l’aménagement hydroélectrique de Memve’ele est donc appelé à disparaître. La gestion de ce barrage construit dans la région du Sud reviendra désormais à la société de patrimoine Electricity Development Corporation (EDC). Un calendrier d’insertion du projet Memve’ele dans le patrimoine de EDC est même déjà  établi. Dans une correspondance datant du 03 juin 2019 du ministre de l’Eau et l’Energie, Gaston Eloundouu Essomba, adressée au directeur du projet Memve’ele et dont Ecomatin a obtenu copie, l’on peut lire que : « Faisant suite aux conclusions de la séance de travail qui s’est tenue le 31 mai dans les Services du Premier ministre relative à l’objet repris en marge, j’ai l’honneur de vous demander de bien vouloir vous faire représenter par vos collaborateurs ayant une parfaite maîtrise du dossier, aux concertations qui se tiendront pour la période allant du 10 au 14 juin 2019 à 15h00, dans la salle de réunion de mon cabinet, sise au 4ème étage de l’immeuble ministériel, en vue de l’élaboration de la note de cadrage méthodologique assortie d’un plan d’action pour l’insertion du projet Memve’ele dans le patrimoine de la société EDC». Cette correspondance du Minee donne également un calendrier précis des activités liées à ce processus d’insertion du barrage de Memve’ele dans le portefeuille de EDC. Ainsi, le lundi 10 juin dernier était consacré à l’élaboration de la méthodologie de travail, pendant que le mardi 11 juin 2019 était réservé à l’appropriation des actes juridiques et institutionnels (textes portant création de la Cellule opérationnelle, contrats, convention de financement et de prêt). Quant au mercredi 12 juin 2019, il était question de  l’appropriation des aspects techniques (ouvrages réalisés, en cours de construction et en cours d’exploitation, opération de réception technique et administrative de l’aménagement). La journée du jeudi 13 juin 2019 devait être réservée à l’appropriation des aspects financiers et comptables (dettes, patrimoine, passif et actif du projet). Et enfin, le vendredi 14 juin 2019 était destiné à  l’appropriation des aspects environnementaux et sociaux, gestion des conséquences sociales (contrat de travail des employés de l’Unité opérationnelle). Le Minee, dans sa correspondance avait conclu en demandant au directeur du projet Memve’ele de se «munir de toute la documentation afférente à cette opération, pour exploitation, ainsi que des éléments de contribution relatifs aux points susmentionnés ».
Au mois de mai 2018, c’est la tutelle technique de cette entreprise, le ministre de l’Eau et de l’Energie, Gaston Eloundou Essomba, qui servait une demande d’explication, avec pour objet : « Mauvaise gestion à EDC/Barrage de Lom Pangar
Cette absorption du barrage de Memve’ele par EDC intervient au moment où à l’Unité opérationnelle de l’aménagement hydroélectrique de Memve’ele, on s’y attendant le moins. Au-delà de la livraison de cette infrastructure hydroélectrique qui est encore attendue, l’on envisageait même déjà la phase Memve’ele II, avec la construction annoncée d’un barrage de retenue. Cette insertion de Memve’ele dans le portefeuille d’EDC pose également le problème du sort qui sera réservé aux employés de l’Unité opérationnelle de Memve’ele, ceux-ci seront-ils tous reversés à EDC, ce qui n’est pas garanti au regard des effectifs actuels d’EDC, et surtout des difficultés à assurer le paiement régulier des salaires que connait actuellement cette société, notamment le climat social malsain avec des revendications du personnel qui y sont très souvent enregistrées. A la différence donc d’Hydro-Mekin qui gère l’électricité produite par le barrage de Mekin, l’Unité opérationnelle de Memve’ele ne bénéficiera donc pas des mêmes dispositions. Toute chose qui était pour le moins pas souhaitée par ses responsables. Une entreprise en eaux troubles Un fait inédit qui prouve à suffisance du climat social qui règne à Electricity Development Corporation (EDC). L’entreprise qui aura désormais la charge de gérer le barrage de Memver’ele. Au mois de mai 2018, c’est la tutelle technique de cette entreprise, le ministre de l’Eau et de l’Energie, Gaston Eloundou Essomba, qui servait une demande d’explication, avec pour objet : « Mauvaise gestion à EDC/Barrage de Lom Pangar ». Cette demande d’explication faisait suite aux nombreuses plaintes du Syndicat des travailleurs du secteur de développement des ouvrages de production, de transport et de régulation de l’électricité (Syntdoptre). Dans cette correspondance du Minee adressée à Théodore Nsangou, il était demandé au DG de EDC de tenir un « rapport circonstancié » sur six points principaux. Notamment, « la situation critique du barrage [30 MW] », « la situation sociale au sein de ladite entreprise », « la mauvaise gestion comptable, financière et budgétaire [rapport 2015/2016 du commissaire aux comptes] », « le détournement du patrimoine de l’entreprise [vente frauduleuse des véhicules du projet] », « la gestion des faux diplômes » et « les faux marchés |pose de la 1ère pierre par le chef de l’Etat en 2012] ». Avant cette sortie du MINEE, Gaston Essomba Eloundou, le Syntdoptre avait déjà menacé régulièrement d’entrer en grève. Le 12 mars 2018, par exemple, les syndicalistes avait écrit au DG d’EDC pour dénoncer le fait que la commission d’avancements qui devrait siéger chaque septembre de l’année, n’a eu lieu que deux fois, en neuf ans. Selon ce syndicat, les échelons automatiques du personnel de quatre années d’ancienneté sont gelés depuis la création d’EDC. A cela s’ajoutent les retenues sur salaires qui ne sont pas reversées à la Caisse nationale de prévoyance sociale (CNPS), soit plus de 800 millions FCFA de dettes. Avec son corollaire de conséquences sur la vie des travailleurs qui sont privés de pension de retraite depuis neuf ans, sans allocations familiales, pas de prise en charge pour les accidentés de travail, encore moins la prise en charge des femmes enceintes. Par ailleurs, le Syndicat réclamait le paiement des arriérés de salaire des 24 cadres recrutés en mai 2010 par le conseil d’administration; le calcul des manques à gagner du personnel était à ce moment-là estimé à 450 millions FCFA, etc. Gestion financière peu orthodoxe Outre la gestion jugée du chaotique du personnel de EDC, il était également reproché à Théodore Nsagou, une gestion financière peu orthodoxe. Certaines sources indiquaient même qu’il serait attendu au Tribunal criminel spécial pour s’expliquer sur la gestion de la société dont il a la charge. Il pesait sur le DG de EDC, des soupçons de malversations financières. Cette entreprise de patrimoine de l’Etat du secteur de l’électricité était, il y a peu, au centre d’une importante crise sociale et financière avec des caisses vides. Les employés de EDC réclamaient des arriérés de salaires et menaçaient d’entrer en grève. Certaines sources au sein de l’entreprise renseignaient que le directeur général aurait acquis deux véhicules 4X4 au prix de 198 000 000 F CFA, soit 99 000 000 F CFA par véhicule. Des faits sur lesquels Theodore Nsangou devrait s’expliquer et justifier l’effondrement de EDC qui aurait englouti des centaines de milliards de francs CFA. Les 15 milliards de FCFA de capital social entièrement libérés par le ministère des Finances auraient été entièrement consommés en 4 ans et le barrage de Lom pangar manquerait déjà du carburant. D’où, le récent appel de détresse du DG, Theodore Nsangou à son président du conseil d’administration (PCA), Mengot Arrey. En rappel, EDC est une entreprise publique camerounaise créée en 2006, qui opère dans le domaine de l’énergie électrique. Sa mission est d’accroître la production et la distribution de l’énergie électrique grâce au barrage de retenue d’eau de Lom Pangar, dont il est le maître d’ouvrage. Avec l’insertion déjà engagée du barrage de Memve’ele, le portefeuille de cette entreprise va désormais s’agrandir.

Cet article est réservé aux abonnés.

Cet article nécessite un abonnement EcoMembre pour y accéder.

Contactez le service client
  • Accueil
  • Politiques Publiques
  • Barrage hydroélectrique : Memve’ele atterrit dans l’escarcelle de EDC
théodore nsangouCaisse Nationale de Prévoyance SocialeElectricity Development CorporationGaston Eloundouu EssombaHydro-Mekinmemeve'EleMinistère de l'Eau et de l'EnergieArchive
Recevez notre briefing économique et financier tous les jours avant 10 heures.

En vous inscrivant à la newsletter, vous acceptez de recevoir nos communications. Vous pouvez vous désabonner à tout moment.

Dans la même catégorie

EurobondPolitiques PubliquesEurobond : le Gabon lève 336 milliards FCFA sur le marché international de la detteTrois mois après avoir levé 920 millions de dollars, le Gabon retourne sur les marchés internationaux pour emprunter 580 millions supplémentaires. Une opération qui confirme l'intérêt des investisseurs pour sa dette, malgré les inquiétudes sur ses finances publiques et les négociations en cours avec le FMI.il y a 1 jourexportation-de-boisPolitiques PubliquesLe Congo crée une nouvelle agence pour renforcer le contrôle de ses exportations de boisCe nouveau dispositif intervient alors que le pays cherche à améliorer la traçabilité du bois, près de quatre ans après l’entrée en vigueur de l’interdiction d’exporter des grumes.il y a 1 jourUne vue du centre-ville de YaoundéPolitiques PubliquesCameroun : l’État récupère 6 milliards FCFA dans les affaires de corruption, mais leur gestion interrogeLa Conac, chargée de lutter contre la corruption au Cameroun, souhaite désormais la mise en place d’un organisme chargé de suivre l’utilisation des sommes récupérées et de veiller à ce qu’elles servent à financer des projets de développement.il y a 2 joursMinfopraRPolitiques PubliquesCameroun : le nettoyage du fichier solde de l'État de nouveau repoussé après huit ansMalgré plusieurs milliers de radiations et l’entrée en service de l’application Aigles, le Cameroun peine à achever l’identification et l’exclusion des agents publics qui continuent de percevoir un salaire sans y avoir droit.il y a 2 joursEpremiumWhatsApp Image 2026-10-14 at 13.08.55Politiques PubliquesLa France et le Tchad structurent leur coopération de défense «sur des bases renouvelées»La France et le Tchad ont signé mardi à Paris une déclaration d’intention pour relancer leur coopération de défense, deux ans après la rupture de l’accord militaire par N’Djamena.il y a 2 joursEpremiumWhatsApp Image 2026-10-13 at 18.00.32Politiques PubliquesCameroun : pourquoi l’État presse les communes d’apurer leurs impayés Dès 2027, le Cameroun veut accélérer la résorption de ses arriérés intérieurs et demande aux collectivités territoriales décentralisées de solder en priorité leurs restes à payer. Une exigence qui intervient alors que les quotas d’allocations des ressources peinent à être respectés.il y a 3 jours
Actuellement en kiosque

Les plus lus

1Hydroélectricité : la BAD et la BDEAC s'engagent dans le projet Minkouma, estimé à 584 milliards FCFAil y a 3 jours2Cameroun : les grandes multinationales bientôt obligées d'ouvrir 20 % de leur capital à la BVMAC ?il y a 3 jours3Remaniement ministériel au Gabon : les sortants, les promus et les rescapés d'Oligui Nguemail y a 5 jours4Afriland, CCA, BGFIBank… : quelles banques ont réalisé les plus gros bénéfices au Cameroun en 2025 ?il y a 9 heures5Carburants : pourquoi la BEAC pousse les pays de la CEMAC vers la raffinerie Dangoteil y a 3 jours6Gabon : qui est Olivier Mouckocko, l'ancien cadre d'Eramet nommé ministre de l'Eau et de l'Énergie ?il y a 4 jours7Cameroun : Congelcam alerte sur un risque de pénurie de poisson dès fin novembreil y a 1 jour8Le Congo retire leur agrément à 22 courtiers d’assurancesil y a 1 jour9Congo : Charles-Henri Descalzi débauche chez L’Archer pour lancer Titan Capitalil y a 4 jours10​Boissons du Cameroun lance MBOA, une bière blonde au gingembre à 500 FCFAil y a 6 jours
📧

Newsletter EcoMatin

Recevez notre briefing économique quotidien directement dans votre boîte mail

Analyses exclusives • Décisions économiques • Afrique centrale

App Logo
Je m'abonne
MarchéCotationBoursesFondsMatières premièresConvertisseur
AbonnementsMon compteMes abonnementsNewslettersArticles achetés
ServicesConditions généralesPolitique de confidentialitéPolitique en matière de cookiesContact & Suggestions
La rédactionQui sommes-nous?Nous rejoindreNotre équipeLettre du DP
Recevez notre briefing économique et financier tous les jours avant 10 heures.

En vous inscrivant à la newsletter, vous acceptez de recevoir nos communications. Vous pouvez vous désabonner à tout moment.

EcoMatin SRL : BE1003.413.035

Avenue Louise 523, 1050 Ixelles

© Copyright EcoMatin 2026. Tous droits reservés.