Le ministre béninois de l’Economie et des Finances du Bénin, Romuald Wadagni, a été désigné ce dimanche candidat aux élections présidentielles d’avril 2026 au Benin par les deux partis de la mouvance présidentielle, le Bloc républicain (BR) et l'Union progressiste pour le renouveau (UPR). Le dauphin de la coalition se positionne, quelques semaines après que le président Patrice Talon a confirmé qu’il ne briguerait pas de troisième mandat.
« Il est le candidat de chacun de nous. Il est mon candidat. Avec lui et avec le Président de la République, nous allons accélérer la transformation économique, structurelle, infrastructurelle, culturelle, touristique et agricole de notre pays et veiller à préserver les acquis et rendre irréversible le développement de notre pays », a exprimé Joseph Djogbenou, président de l’UPR, via ses réseaux sociaux.
À 49 ans, Romuald Wadagni dirige le ministère des Finances depuis 2016. Diplômé de l’École supérieure des affaires de Grenoble et titulaire d’un MBA de la Harvard Business School, il est également expert-comptable agréé en France et aux États-Unis. Avant d’entrer en politique, il a passé 17 ans chez Deloitte, où il est devenu à 36 ans le plus jeune associé du groupe et a pris la tête des activités en Afrique francophone.
À son poste ministériel, il a piloté d’importantes réformes économiques, dont des émissions record d’euro-obligations sur les marchés internationaux. En 2021, M. Wadagni a conduit deux euro-obligations de 700 M€ (11 ans, 4,9 %) et 300 M€ (31 ans, 6,9 %), suivies quelques mois plus tard d’une opération de levée de 500 millions d’euros sous Eurobond ODD, dédiés à des projets sociaux et environnementaux. En janvier 2025, le Bénin a mené deux opérations financières simultanées sur les marchés internationaux, totalisant 1 milliard de dollars US dont une émission d’euro-obligations d’un montant de 500 millions $ (16 ans, 6,48 %) et un prêt commercial de 500 millions d’euros auprès de Deutsche Bank (15 ans, 6 %).
Son parcours ministériel a également été marqué par la maîtrise de l’inflation et le renforcement de la croissance. Ainsi, la croissance économique du Bénin est restée soutenue passant de +3,8 % en 2020, puis +7,2 % en 2021, puis 6,4 % en 2023 et 7,5 % en 2024. Aussi, sous sa direction, la part de dette du Bénin dans le PIB est descendue à 51,5% pour un déficit budgétaire de moins de 3 %, un an avant l’échéance fixée à 2025. Toute chose qui a permis aux pays de maintenir une note souveraine positive auprès des agences de notation internationales.
C’est donc fort de cette expérience solide et de la maîtrise de l’environnement economique béninois que Romuald Wadagni est attendu, au sortir du suffrage populaire, pour consolider l’héritage du président sortant et accélérer le developpement de ce pays d’Afrique de l’Ouest.

