Breaking News
Chargement des breaking news...
Breaking News
Chargement des breaking news...
App Logo
Magazine
    Bientôt disponible...
Je m'abonne
App Logo
MagazineJe m'abonne
Je m'abonne
Politiques PubliquesEecomembre

Budget 2019 : alarmant retard du projet de loi des finances au Parlement

Selon la constitution, le projet de loi des finances doit être déposé au moins 15 jours avant l’ouverture de la dite session parlementaire, soit le 15 octobre. Ce qui n’a pas été le cas.

Publiée mercredi 17 octobre 2018 à 16:12:41Modifiée mercredi 10 novembre 2021 à 09:21:46Temps de lecture 8 minPar EcoMatin

loi des finances 2019
2806,9 milliards de FCFA au Gabon, 2308,8 milliards de FCFA au Congo, 238 milliard en Centrafrique… dans les pays voisins, les contribuables et la population sont déjà fixés sur l’enveloppe budgétaire de l’Etat pour l’année 2019. Ceci, conformément à la Directive Cemac sur les lois des finances. Bien qu’ayant incorporé cette directive communautaire dans son corps juridique à travers la loi du 11 juillet 2018 portant Régime financier de l’Etat et des autres entités publiques, le Cameroun, lui, traine encore. Selon l’article 53 de la directive Cemac relative aux lois des Finances au sein de la Cemac,  «le projet de loi de finances initiale, y compris le rapport et les annexes explicatives prévus aux articles 44 et 45 de la présente directive, est déposé au Parlement de l’Etat membre quinze jours avant l'ouverture de la session budgétaire, sauf disposition constitutionnelle contraire. » Justement, l’article 14.- (3)- de la loi du 18 janvier 1996 portant révision de la constitution du 02 juin 1972 stipule que les chambres du parlement se réunissent aux mêmes dates « en sessions ordinaires, chaque année au mois de juin, au mois de novembre et au mois de mars sur convocation des bureaux de lʼAssemblée Nationale et du Sénat, après consultation du Président de la République». Par ailleurs, l’article 16.-(2) la Constitution fixe à 30 jours la durée d’une session ordinaire du parlement. Ce qui signifie que, pour que le Cameroun se conforme à cette disposition communautaire, la session budgétaire doit se tenir dès le premier jour de novembre, un mois qui compte exactement 30 jours. Mais, l’habitude au Cameroun veut que cette session commence à la deuxième semaine. Or, explique le professeur Maurice Kamto, agrégé des facultés de droit, chaque fois que la session budgétaire va au-delà de novembre, il y a violation de la loi. Lire aussi : Loi de finance : le Cameroun rate ses objectifs 2019 Jusqu’au moment où nous allions sous presse, aucun projet de loi des Finances n’était enregistré ni au bureau de l’Assemblée nationale, ni à celui du Senat. Le dossier serait donc encore au niveau du gouvernement. Du côté du ministère des Finances, l’on n’est peu disert sur le sujet. Tout juste indique-t-on que «le budget de l’Etat se prépare. Le processus de préparation se situe à la dernière, la budgétisation proprement dite avant le dépôt du projet de loi des finances au Parlement.» En d’autres termes, il faut encore compter deux à trois semaines avant que le dossier n’arrive sur la table du Parlement, puisqu’il reste des arbitrages à effectuer d’abord au niveau de la primature ensuite et en dernier ressort, au niveau de la présidence de la République. L’on peut donc dire que le retard est consommé. Une fois de plus. En effet, le gouvernement est coutumier du fait. Depuis plus d’une décennie, le projet de loi des finances arrive systématiquement hors délai au parlement. Une situation qui a ému jusqu’à la Chambre des Comptes de la Cour Suprême. En effet, l’avis de la Chambre des Comptes accompagne le projet de loi de règlement présenté et déposé au Parlement au plus tard le 30 septembre. Il en découle que la transmission du projet de loi de règlement à la Chambre des Comptes doit intervenir avant cette date de manière à lui donner un temps suffisant pour remplir sa mission légale. Mais en dépit « des engagements réitérés à l’occasion des échanges [avec le ministre des Finances, Ndlr] sur les projets de loi de règlement », la juridiction financière déplore « la persistance du retard dans la transmission du projet de loi de règlement. Aussi la Chambre des Comptes souhaite-telle avec insistance le recevoir le 31 août au plus tard. » Ce qui n’a pas été le cas cette année également.  l’incompréhensible retard Tout semblait pourtant indiquer que cette année, le projet de loi des finances serait sur le bureau de l’Assemblée nationale le 15 octobre courant. D’abord, le ministère de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire (Minepat) a organisé au premier trimestre 2018, l’atelier d’accompagnement pour l’actualisation des Plans d’Actions Prioritaires (PAP) des administrations publiques. La rencontre a permis aux participants de s’approprier la démarche qui sous-tend la production des PAP, au regard de leur rôle stratégique dans les comités Planification - Programmation - Budgétisation et Suivi-évaluation (Ppbs) au sein des administrations publiques. Ensuite, Le Minepat a organisé le 03 mai 2018 à Yaoundé, en synergie avec le Minfi, l’atelier de lancement des activités d’élaboration des CDMT 2019-2021. En tant qu’instrument par excellence de planification et de programmation des dépenses, le Cadre de Dépenses à Moyen Terme (CDMT) sert d’élément de base aux conférences budgétaires. Il permet de mieux planifier et de gérer efficacement les ressources, dans le cadre d’un exercice budgétaire et dans une perspective à moyen-terme. Il a donc été question d’accompagner chaque administration dans l’élaboration de cet outil budgétaire qui souffre jusqu’à présent de nombreuses insuffisances. Pour l’essentiel, il s’agit de la non-maturation des projets proposés par les administrations, du non-respect du calendrier budgétaire par certains ministères, de l’inscription des activités relevant en principe du fonctionnement dans l’investissement (fonctionnement masqué) et de la pertinence approximative des activités inscrites dans les tableaux de programmation, etc. Lire aussi : Cameroun: un budget 2019 en deçà des engagements internationaux Par la suite, le séminaire de lancement de la préparation du budget 2015 a eu lieu les 29 et 30 mai 2019. Ce qui a permis d’avoir les axes prioritaires du budget 2019. Il s’agit entre autres de la lutte contre l’insécurité aux frontières, la poursuite du plan triennal jeune et l’achèvement de la préparation de la Coupe d’Afrique des Nations 2019. Dans la foulée, la circulaire présidentielle relative à la préparation du budget de l'Etat a été signée le 20 juin 2018. Puis, les différents ministères ont défilé, du 13 au 17 août 2018, devant le comité interministériel d’examen des programmes (Ciep) pour défendre leurs avants projets de performance au titre de l’exercice budgétaire 2015. Toutes ces précautions n’auront donc servi à rien. Cette année encore, députés et sénateurs devront, une fois de plus, subir des nuits sans sommeil pour examiner un document fondamental pour la bonne marche de la nation. Et, lorsqu’on sait qu’au-delà du projet de budget proprement dit, la loi des Finances est accompagnée d’une multitude d’annexes qui méritent aussi toute l’attention des élus, il apparait que quelle que soit leur bonne volonté, les élus ne peuvent réellement procéder à un examen minutieux du projet de loi des Finances. Du coup il y a lieu de se demander si le gouvernement, qui n’est pas champion de la bonne gouvernance, ne fait pas express de déposer le projet de loi des Finances en retard.
Information du Parlement 12 annexes obligatoires à la loi des Finances D’après la loi du 11 juillet 2018 portant Régime financier de l’Etat et des autres entités publiques, une douzaine de document «sont obligatoirement joints au projet de loi de finances de l'année». Il s’agit d’un rapport sur la situation et les perspectives économiques, sociales, et financières de la Nation. Il comprend notamment la présentation des hypothèses de la loi de finances et des projections y afférents ; une annexe présentant les perspectives d'évolution sur 3 ans, des dépenses publiques, en tenant compte des projections des équilibres budgétaires; une annexe détaillant les prévisions de recettes budgétaires selon la nomenclature budgétaire des recettes, la liste et l'évaluation par catégorie de bénéficiaires des impôts et taxes affectés à des personnes morales autres que l'État; une annexe présentant les dépenses de l'Etat par fonction, programme et objectif, avec les indicateurs de performance qui y sont associés; une annexe explicative développant pour chaque chapitre, les dépenses d'investissements et les dépenses courantes pour les deux années précédentes, l'année en cours et l'année considérée, par programme au sein des sections fonctionnelles et, pour chacune d'entre elles, l'état de consommation des autorisations d'engagement depuis l'origine de chaque programme et les prévisions de consommation de crédits pour l'année en cours et l'année considérée par article budgétaire; une annexe présentant les dépenses des administrations par chapitre, par section et détaillée par article et paragraphe, pour l'année en cours et l'année considérée; une annexe détaillant le montant et l'utilisation des comptes spéciaux au cours des deux années précédentes, pour l'année en cours et les deux années à venir; une annexe détaillant les projets d'investissement; un état des opérations financières; une annexe présentant les concours financiers de l'Etat aux entreprises; une annexe présentant par ministère, les informations relatives à l'évolution des effectifs et de la masse salariale; une annexe présentant l'état détaillé de la dette publique.
[related_posts_by_tax taxonomies="dossier"]

Cet article est réservé aux abonnés.

Cet article nécessite un abonnement EcoMembre pour y accéder.

Contactez le service client
  • Accueil
  • Politiques Publiques
  • Budget 2019 : alarmant retard du projet de loi des finances au Parlement
budgetassemblée nationaleloi des financesretardArchive
Recevez notre briefing économique et financier tous les jours avant 10 heures.

En vous inscrivant à la newsletter, vous acceptez de recevoir nos communications. Vous pouvez vous désabonner à tout moment.

Dans la même catégorie

WhatsApp Image 2026-09-25 at 18.25.56Politiques PubliquesLa Guinée Equatoriale table sur un budget en baisse de 13,7 % pour 2027Malabo prévoit un budget 2027 en baisse de près de 200 milliards FCFA sous l'effet d'un recul attendu des recettes pétrolières.il y a 11 heuresEpremiumClaire GallPolitiques PubliquesBarrage de Nachtigal : les impayés de Socadel poussent NHPC à réclamer des mesures urgentes à l’État camerounaisL’exploitant du barrage hydroélectrique de Nachtigal (420 MW) alerte sur les impayés qui mettent sa trésorerie sous pression. Socadel ne règle actuellement que 10 % de ses factures mensuelles auprès de NHPC. Face à cette situation, la société appelle à une résolution rapide des arriérés afin de préserver la continuité de l’exploitation.il y a 15 heuresWhatsApp Image 2026-09-25 at 10.34.38Politiques PubliquesLe Congo et le FMI engagent les négociations pour un nouveau programme économique et financierTrois mois après avoir officiellement demandé un nouveau programme au FMI, les deux parties accélèrent le processus dans un contexte marqué par des défis économiques persistants.il y a 18 heuresEpremiumimage_b3a4831dPolitiques PubliquesCameroun : un gré à gré de 6,1 milliards FCFA pour la maîtrise d'œuvre d'un lot de l'autoroute Yaoundé-Nsimalen phase 2Près de trois ans après la pose de la première pierre de la Section urbaine de l’autoroute Yaoundé-Nsimalen en décembre 2023, le lancement effectif des travaux se fait toujours attendre, sur fond de revalorisation à la hausse du budget prévisionnel.il y a 1 jourEpremiumBRTPolitiques PubliquesTransport urbain : le BRT de Yaoundé relancé avec 1,5 milliard FCFA de recettes visé dès la première année d’activitéAnnoncé depuis 2019, le projet TransYaoundé revient sur le devant de la scène avec un calendrier désormais modifié. il y a 1 jourWhatsApp Image 2026-09-25 at 12.00.49Politiques PubliquesPénurie de gaz : au Cameroun, le gouvernement serre la vis aux importateurs et distributeursFace à des pénuries qui durent depuis plus d'un mois, le gouvernement impose une série de mesures aux distributeurs, importateurs et à la SCDP.il y a 1 jour
Actuellement en kiosque

Les plus lus

1Cameroun : l’État prépare déguerpissements et indemnisations autour de cinq aéroportsil y a 1 jour2Cameroun : Albert Nkemla cède la présidence de CCA Bank Cameroun à Paul Essimi Ngonoil y a 6 jours3Centrafrique : en quatre mois, Starlink rafle 70 % du marché de l'Internet fixe sans fil mais reste loin derrière en revenusil y a 4 jours4Carburants : le Congo devient le premier pays de la Cemac à commercialiser du GNL à la pompeil y a 2 jours5Cameroun : un gré à gré de 6,1 milliards FCFA pour la maîtrise d'œuvre d'un lot de l'autoroute Yaoundé-Nsimalen phase 2il y a 1 jour6Marème Mbaye Ndiaye fait son retour à Ecobank après sept ans chez Société Généraleil y a 17 heures7Rachat de Sosucam : le kenyan Kipchimchim se positionne avec l’appui d’Afriland First Bankil y a 4 jours8Dépendance énergétique : la BAD appelle la CEMAC et la RDC à construire une méga-raffinerie communeil y a 2 jours9Agroindustrie: Boissons du Cameroun, première filiale africaine de Castel avec 483 milliards FCFA de chiffre d'affaires en 2025il y a 3 jours10Afrique centrale : le Cameroun et la RDC concentreraient 72% du déficit de financement prévu d'ici 2030, selon la BADil y a 2 jours
📧

Newsletter EcoMatin

Recevez notre briefing économique quotidien directement dans votre boîte mail

Analyses exclusives • Décisions économiques • Afrique centrale

nsia-19-09-2026
App Logo
Je m'abonne
MarchéCotationBoursesFondsMatières premièresConvertisseur
AbonnementsMon compteMes abonnementsNewslettersArticles achetés
ServicesConditions généralesPolitique de confidentialitéPolitique en matière de cookiesContact & Suggestions
La rédactionQui sommes-nous?Nous rejoindreNotre équipeLettre du DP
Recevez notre briefing économique et financier tous les jours avant 10 heures.

En vous inscrivant à la newsletter, vous acceptez de recevoir nos communications. Vous pouvez vous désabonner à tout moment.

EcoMatin SRL : BE1003.413.035

Avenue Louise 523, 1050 Ixelles

© Copyright EcoMatin 2026. Tous droits reservés.