Au terme de la campagne caféière 2024-2025, les exportations de café robusta ont généré 3,5 milliards FCFA de recettes pour les producteurs camerounais. Selon les données communiquées le 19 janvier par l’Office national du cacao et du café (Oncc), à l'occasion du lancement officiel de la campagne 2025-2026, ce niveau de recettes marque une progression de 333,7% par rapport aux 807,3 millions FCFA enregistrés un an plus tôt.
Cette progression spectaculaire s’explique en premier lieu par l’augmentation des volumes commercialisés. La production nationale de café commercialisable s’est établie à 11 637 tonnes en 2024-2025, contre 10 562 tonnes un an plus tôt. Le robusta reste largement dominant, avec 10 337 tonnes, soit près de 90 % de la production, tandis que l’arabica n’a contribué qu’à 1 260 tonnes. À titre de comparaison, la campagne 2023-2024 avait enregistré 10 090 tonnes de robusta et 750 tonnes d’arabica, confirmant un redressement plus marqué du segment robusta.
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La hausse des prix constitue le second moteur de cette embellie, souligne l’Office national du cacao et du café (ONCC). Les prix bord champ du robusta ont enregistré une progression notable, le prix minimum du kilogramme passant de 900 FCFA lors de la campagne 2023-2024 à 1 300 FCFA un an plus tard, soit une hausse de 400 FCFA. Sur le marché international, la dynamique haussière est encore plus prononcée. D’après l’Organisation internationale du café (OIC), le prix à l’exportation du robusta atteignait environ 5 150 FCFA le kilogramme à fin décembre 2025, contre moins de 3 000 FCFA deux ans auparavant, reflétant la tension persistante sur l’offre mondiale. L’arabica a également bénéficié d’un ajustement favorable, bien que plus modéré, avec un prix minimum bord champ relevé de 2 025 FCFA à 2 200 FCFA le kilogramme sur la période.
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À l’exportation, l’Italie, l’Algérie et la Belgique sont restées les principales destinations du café robusta camerounais, absorbant à elles seules plus de 60 % des volumes expédiés, selon les données de l’Office national du cacao et du café (Oncc). Parallèlement, la transformation locale du café progresse lentement, mais continue de se structurer. Sur le segment du robusta torréfié, ETS Tamar Sarl conserve sa place de premier transformateur pour la cinquième année consécutive, avec 364 557 kg traités, devant Socoopacam (114 000 kg). La région du Littoral concentre près de 90 % de cette activité industrielle.
Encore marginale par rapport aux exportations de café brut, la transformation locale apparaît toutefois comme un levier à moyen terme, susceptible d’accroître la valeur ajoutée et de stabiliser les revenus de la filière.

