Actuellement installé à proximité du Centre administratif, dans le troisième arrondissement de Yaoundé, le ministère de la Santé publique (Minsanté) envisage déjà de déménager vers le premier arrondissement de la capitale. À cet effet, le ministre Manaouda Malachie a lancé, le 16 juin dernier, un appel d'offres national pour la construction d'un nouvel immeuble ministériel R+8 avec deux sous-sols, destiné à abriter les services de ce département sur le site de la place Jamot. Le coût prévisionnel du projet est estimé à 24 milliards de FCFA, pour une durée d'exécution de 36 mois, soit jusqu'en 2029. Il sera financé par le Budget d'investissement public (BIP) de l'exercice 2026 et des exercices suivants.
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Le chantier est prévu en un lot unique, réparti en deux tranches. La tranche ferme, d'une durée prévisionnelle de six mois sur l'exercice 2026, est évaluée à 2,7 milliards de FCFA, ce qui signifie que cette première phase bénéficie déjà d'un financement sécurisé. La seconde tranche, dite conditionnelle, s'étendra de 2027 à 2029 et dépendra de la disponibilité des ressources qui seront mobilisées par le maître d'ouvrage.
Selon Manaouda Malachie, la réalisation de cette infrastructure vise à « améliorer les conditions de travail du personnel du ministère de la Santé publique ». L'objectif est également de doter l'administration sanitaire d'un siège plus fonctionnel afin d'accompagner les réformes engagées dans le secteur. Le rapport d'évaluation à mi-parcours de la Stratégie nationale de développement (SND30) souligne d'ailleurs que 71,3 % des adultes interrogés déclarent faire confiance au système de santé publique, un indicateur jugé encourageant en matière de gouvernance.
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Le taux de mortalité maternelle est ressorti à 237,1 décès pour 100 000 naissances vivantes, contre une cible de 244. La mortalité infanto-juvénile s'établit à 38 contre une prévision de 41,8, tandis que la mortalité néonatale a été ramenée à 6,8, contre un objectif de 9,6.
En revanche, plusieurs défis demeurent. Le paludisme continue notamment de peser sur les performances sanitaires du pays. Alors que la SND30 ambitionnait de réduire d'un tiers la prévalence des maladies transmissibles et non transmissibles, la prévalence du paludisme s'est établie à 19,2 % en 2025, contre une cible de 15,9 %. Par ailleurs, la densité médicale reste insuffisante, avec 1,68 médecin pour 10 000 habitants, contre un objectif de 2 médecins.
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