Au Cameroun, le ministère de l’Environnement, de la protection de la nature et du développement durable (Minepded), annonce la tenue, du 29 septembre au 4 octobre 2025, des audiences publiques relatives à l’étude d’impact environnemental et social détaillée du projet de construction et d’exploitation d’un pipeline de transport des produits pétroliers reliant le Port Autonome de Douala (PAD) aux dépôts de la Société Camerounaise des Dépôts Pétroliers (SCDP) de Bessengue et Mboppi. « Ces audiences publiques visent à recueillir les observations du public sur ladite étude », précise un communiqué signé par le Ministre délégué, Nana Aboubakar Djalloh.
Dévoilé en mai 2021, ce projet s’inscrit dans la stratégie de modernisation des infrastructures de la SCDP. D’après l’avis consulté par EcoMatin, les audiences publiques consistent en l’ouverture d’une salle de lecture à la Case Communale Grands Moulins dans la Commune de Douala 1 er, où seront disposés les rapports de l’étude et les registres où seront consignées toutes les observations des participants.
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Concrètement, la SCDP envisage la construction d’un oléoduc multiproduits d’environ 4 km, d’un diamètre de 10 pouces, reliant la chambre à vannes du PAD au dépôt de Bessengue. L’ouvrage sera enterré, protégé et inspectable par racleur instrumenté, avec deux gares prévues au départ et à l’arrivée, selon les prévisions des promoteurs. En 2022, l’entreprise française Parlym International a été désignée adjudicataire de la première phase du marché, pour un coût de 269 millions FCFA, dans le cadre d’une enveloppe globale de 3,9 milliards FCFA. L’objectif affiché est d’améliorer les capacités de déchargement et d’acheminement des produits pétroliers afin de sécuriser l’approvisionnement en aval.
Avec une capacité de stockage estimée à environ 360 000 m³ à Douala, soit près de 65 % de son potentiel national, la SCDP table sur ce projet pour fluidifier le transfert des produits pétroliers depuis le PAD vers ses dépôts urbains et renforcer la sécurité des opérations. Le passage du pipeline par la zone portuaire et le long de la voie de chemin de fer de Camrail doit également réduire les risques liés au transport par camions citernes en milieu urbain, face à la croissance de la demande énergétique nationale.
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