Selon les Comptes nationaux trimestriels produits par l’Institut national de la statistique (INS), le 4e trimestre de l’année 2021 a été « marqué par le maintien du rythme de l’activité économique, traduit par une croissance du PIB de 3,8 % par rapport au même trimestre de 2020, après 4.0% le trimestre précédent ». Ce qui a été rendu possible grâce au une offre soutenue par les secteurs : primaires, secondaires et tertiaire, et une demande portée par la consommation finale.
Lire aussi : L’industrie des métaux tirent à la hausse les prix du secteur secondaire au second trimestre 2021
Dans le détail, au 4e trimestre 2021, la contribution du secteur primaire a crû de 6,1% contre 5,1% au 3e trimestre et 2,7% au 4e trimestre 2020. Une bonne performance justifiée par « la bonne tenue des activités dans les branches dont les produits sont principalement destinés à l’exportation notamment la sylviculture et l’exploitation forestière (13,9% avec 0,5 point de contribution), ainsi que et l’agriculture d’exportation (8,2% avec 0,4 point de contribution). Ces résultats traduisent une reprise progressive des activités au niveau international après le ralentissement observé en 2020 ». Ce qui a porté à 1,0 point la contribution de ce secteur au PIB du pays.
Le secteur secondaire pour sa part affiche une performance faible de 1,5%, en deçà des 4,1% le trimestre précédent. Selon la note de l’INS, cette performance résulte d’un recul observé dans les activités des industries extractives (-5,7%, pour une pour une contribution négative de 0,2 point à la croissance du PIB), et manufacturière (-0,2% pour une contribution nulle).
Lire aussi : Le secteur extractif camerounais a porté l’activité industrielle au 4e trimestre 2021
Enfin le secteur tertiaire pour sa part affiche une progression de 4%, légèrement en hausse par rapport au 3,9% obtenu au trimestre précédent et au 1,9% à la même période en 2020. Pour une contribution de 2,1 points à la croissance du PIB lors du trimestre. « La performance du secteur est imputable aux efforts d’ensemble observés dans toutes ses sous-branches d’activités », renseigne l’INS pour justifier cette hausse. Il s’agit ici des services financiers (18,2% après 16,6%), les services d’information et communication (5,9% après 4,2%), le commerce et réparation (3,2%), les transports (3,1%), les services d’hébergement et de restauration (4,2%) et les services non marchands fournis par « l’administration publique, santé et éducation » (2,4%).
Du côté de la demande : « la dynamique de l’activité économique est principalement portée par la consommation finale avec une contribution à la croissance de 5,3 points. Toutefois, cette performance a été amoindrie par l’important accroissement des importations contribuant négativement de 4,1 points à la croissance, en dépit de l’amélioration des exportations (1,7 point). Ainsi, l’évolution modérée du volume des exportations couplée à une hausse plus importante des importations a contribué à détériorer davantage le déficit de la balance commerciale au cours du trimestre », renseigne la note de l’INS.
Lire aussi : PIB : le secteur tertiaire recule à 5,3% au 2e trimestre 2020

