Par un décret signé ce 11 juillet, le chef d’Etat camerounais a convoqué le corps électoral. « Les électeurs sont convoqués le dimanche 12 octobre 2025, à l’effet de procéder à l’élection du président de la République », écrit Paul Biya qui précise que le jour dit, les bureaux de vote seront ouverts à 8 heures et fermés à 18 h.
La convocation du corps électoral marque la fin des opérations de révision des listes électorales. Selon Elecam, l'organe chargé des processus électoraux, le nombre de nouveaux électeurs a considérablement augmenté. « Nous étions à 7 845 622. Maintenant, avec ceux qui se sont ajoutés, c'est plus de 400 000. On est à plus de 8 millions, mais il faudra toiletter, c'est là que nous verrons exactement quel est le chiffre, mais à coup sûr la liste aura évolué pour être sûrement à plus de 8 millions »,a confié Erick Essoussè, le Directeur d'Elecam à la presse.
Ce dernier indique que les candidats à la présidentielle ont 10 jours pour déposer leurs candidatures auprès de la Direction générale des élections ou dans les démembrements régionaux d’Elecam qui les transmettront dans les 24 heures à la Direction générale des élections. Ensuite,60 jours au moins avant la date du scrutin, le Conseil électoral va arrêter et publier la liste des candidats avec notification immédiate au Conseil constitutionnel. Le Cameroun est donc en voie de vivre la 6ème élection présidentielle de son histoire depuis le retour au pluralisme en1992. Pour l’heure, plusieurs candidats ont montré leur intention de briguer les suffrages des électeurs pour cette présidentielle, sous réserve du dépôt de leurs candidatures et l’approbation de celles-ci par Elecam et validation par le Conseil Constitutionnel. Il s’agit notamment de Bello Bouba Maigari, ex-allié de Paul Biya et président du l’Union nationale pour la démocratie et le Progrès (Undp), ancien ministre de Paul Biya de 1997 à 2025, et Issa Tchiroma Bakary, désormais ex ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle et de la Communication (2009-2025). Paul Biya, président national du Rassemblement démocratique du peuple camerounais – au pouvoir depuis 1982 (43ans) – ne s’est pas encore prononcé malgré les appels de certains de ses militants d’une part, et une franche partie de la population l’invitant à déposer le tablier.
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